En 1963, un criminel de guerre nazi est éliminé à New York par un agent de la DST. En 2009, dans la région parisienne, le corps d’une jeune femme est découvert sauvagement mutilé, entièrement rasé, tatoué d’un soleil noir et d’une ode à Darwin. C’est le premier d’une longue série… Le commissaire Andréa Slick, l’as de la BRI, est en charge de l’enquête. Chez les Slick, on est policier de père en fils depuis des générations… On a aussi l’effroyable faculté de voir arriver la mort autour de soi. Et dans la famille, ces stigmates en ont rendu plus d’un complètement fou. Face à un assassin pervers et insaisissable, Andréa va non seulement devoir s’emparer de la folie du tueur, mais aussi lutter contre ses démons intérieurs. Et de Chinatown aux prisons de haute sécurité, du repaire des Hells Angels aux catacombes parisiennes, s’engage alors une chasse à l’homme infernale, lourde et poisseuse à la recherche d’un meurtrier schizophrène. Entre quête initiatique, visions prémonitoires et hallucinations sanglantes, Slick va – hasard ou destinée – vivre cette descente aux enfers jusqu’à la lie… jusqu’à l’autel des naufragés…
Des hommes d’affaires sans scrupules qui s’étripent sans merci pour prendre le contrôle d’établissements médicaux aux bénéfices juteux. Des malades qui deviennent alors des clients dans une guerre des cliniques qui laissera en route quelques sommités sur le tapis. Des interventions chirurgicales ratées qui brisent la carrière de quelques sportifs prometteurs… Une justice qui tente de faire le tri entre la rapacité d’un patron et la négligence des chirurgiens. Une rumeur persistante qui insinue qu’un tueur en série abrège le séjour des hospitalisés… Clovis, enfin, qui partage son cœur – ou plutôt son lit – entre deux femmes que tout oppose, mais qui vont l’inciter à fourrer son nez dans ces histoires frelatées. Tiraillé entre naïveté, amour et curiosité, Clovis va prendre des risques inconsidérés afin de découvrir l’hypothétique serial killer qui tient tant à délivrer ses semblables du mal…
« Gilles Vincent est de cet acabit, de celui des grands conteurs, qui partant de brins épars d’histoires, vous lient l’ensemble et vous livrent un polar au goût raffiné, un polar qui vous colle aux mains sans jamais vous lasser l’esprit. » RAYON POLAR
Pendant des décennies, ils ont enfoui leurs lourds secrets… Mars 1960 en Kabylie, le jeune appelé Antoine Berthier achève à l’aube sa dernière garde avant d’être libéré et pouvoir enfin retrouver ses parents et sa sœur jumelle qui l’attendent sur le continent. Quelques jours plus tard, sans aucune explication, il se donne la mort sur le bateau du retour. En septembre 2001, on découvre à Marseille, les corps sans vie de plusieurs de ses anciens compagnons d’armes. Très vite, Aïcha Sadia, jeune femme d’origine kabyle, aujourd’hui commissaire, et Sébastien Touraine, ex-flic à la dérive, désormais détective, vont remonter les traces de l’Histoire… Entre les errances d’alors et les rancœurs d’aujourd’hui, ils vont découvrir que des deux côtés de la Méditerranée les mémoires saignent encore…
Chez les Ranzotti, il y a l’argent qui coule à flots, les voitures de luxe, la drogue et les flingues mais aussi l’honneur, la fierté, la vendetta, tous ces trucs qu’on croirait tout droit sortis d’un film américain. Aussi quand le Calabrais décide de venger sa fille Maria – morte d’une overdose – et de faire le ménage parmi les dealers locaux, personne ne semble s’en émouvoir… Dans la Famille, pour préserver l’avenir, on nettoie le passé, c’est la règle ! Mais il y a cette bavure, cette tragique méprise, cet horrible grain de sable. Et c’est alors qu’il ressuscite… l’homme aux yeux d’acier, celui qui a dormi dans le lit du diable, celui qu’on appelle le Maudit…
En atterrissant par mégarde sur le balcon du Juge Galtier, Ange va ce soir-là, tel l’effet papillon, déclencher un beau pataquès… Quand l’argent circule à flots, des Émirats aux faubourgs de Marseille, Naples ou Barcelone, le chemin le plus court de la fraude et de l’immobilier réunis, passe souvent par quelques paradis bancaires aux accents tropicaux… Alors quand le juge, un magistrat « à l’ancienne » – comme on dit un voyou « à l’ancienne » avec respect et code d’honneur intégré –, loyal, fouineur et opiniâtre, mais un tantinet frondeur, soulève un peu trop la poussière qui recouvre « certains » dossiers, le Très Haut multiplie les mises en garde, tant la politique a parfois des raisons que la raison ignore ! Mais de temps à autre il suffit d’un juge éclairé pour jouer le rôle de l’empêcheur de tourner en rond… Et il n’en faut parfois pas davantage pour gripper la machine et ébranler l’édifice ! Mais jusqu’à quand ?
Elle c’est Sahaa, lui c’est Pierre. Elle est un peu asiatique, lui plutôt méditerranéen. Il est amoureux d’elle, elle est craquante et déjantée… Par hasard elle est devenue la clef vivante d’un coffre-fort abritant une découverte scientifique qui pourrait faire sauter la planète… un secret que certains voudraient voir disparaître au plus vite ! Pour échapper à une bande de tueurs qui dézinguent à tout va, Pierre et Sahaa – parfois chasseurs, parfois gibiers – décident de prendre la tangente, le pactole en ligne de mire… L’Allemagne abritera furtivement leurs émois, Anvers gardera une trace sanglante de leur passage, à Zurich se profilera la thune… Et tout au bout du voyage, après cette fuite éperdue, peut-être que Venise leur ouvrira les portes du paradis…
La passion poussée jusqu'à la folie… Émouvant, tragique, haletant, à fleur de peau et diaboliquement crescendo
Sélection Prix Landerneau Polar 2013
« En parcourant les derniers mètres avant la pension, Aïcha Sadia songea aux troubles ressentis face aux crimes atroces. Elle avait appris, il y a longtemps, que ces troubles ne forment en fait qu'un habile déguisement de l'âme. La mort, se dit-elle en poussant la porte d'entrée, pareille à une vieille enjôleuse, n'en finirait sans doute jamais de fasciner les vivants...» Août 1936, en Espagne, on assassine Garcia Lorca, accusé de sympathie républicaine. Août 2011, à Marseille, on découvre le corps calciné d'une femme, abandonné entre les rails. Entre ces deux morts, s’écrivent les tragédies du vingtième siècle, les secrets d’État, les coulisses de la démocratie espagnole naissante et la passion dévorante d’une jeune femme pour l’ombre du poète… Entre ces deux âmes suppliciées, un pacte étrange, bien au-delà du temps, va profondément bousculer la nouvelle enquête de la commissaire Aïcha Sadia...
Business, blanchiment et banques exotiques… les mamelles du pouvoir !
On est en juillet, c’est la canicule et dans le salon d’un appartement bourgeois du centre-ville de Lyon, les mouches s’en donnent à cœur joie… Le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, ruisselant de sueur, se penche sur le cadavre de l’ancien préfet, assassiné quelques jours plus tôt. Des bibles rares et hors de prix ont été dérobées tandis que les bras en croix, le corps semble disposé pour un rituel religieux… Au fil de l’enquête, un monde souterrain sort de l’ombre : magouilles politiques, détournement de fonds, mafia, blanchiment et banques exotiques… La ville semble être tenue par un certain Vauclin, un curieux personnage, proche du pouvoir, ancien communiste devenu affairiste sans scrupule. Matignon s’inquiète, des réseaux parallèles entrent en action… Un contrat est lancé, un flic est abattu, un autre dans le coma… Touché au cœur, Farel, ex-commando indestructible, va alors s’affranchir de la loi et réactiver son propre réseau pour se jeter dans la bataille…
« L’écrivain qui fait des bébés à la langue française » Sabrina Champenois - LIBÉ
Nominé pour le GRAND PRIX LITTÉRAIRE DE L'AFRIQUE NOIRE 2012
À Libreville, une prostituée est découverte sauvagement assassinée dans un motel de la périphérie. Les agents de la PJ — de fidèles abonnés des bordels de la capitale — pensent tout d’abord à un crime de rôdeur… Quand une seconde fille est retrouvée égorgée dans un autre hôtel du quartier, les policiers sont encore loin d’imaginer qu’ils ont affaire à un client bien décidé à nettoyer la ville de toutes ses lucioles… Celui qui te veut du mal la nuit a commencé à t’en vouloir le jour. C’est dans ce climat de psychose générale que les gendarmes de la DGR enquêtent de leur côté sur le braquage d’un fourgon de la Société Gabonaise de Sécurité dont le butin de plusieurs millions de francs CFA attise bien des appétits
On dit d’Amanda qu’elle est la femme de tous les hommes… On dit du Maudit qu’il a dormi dans le lit du diable… Entre eux deux, et face au monde de dingues qui les entoure, ça sera à la vie, à la mort… Partis délivrer la sœur d’Amanda séquestrée par un réseau de proxénètes de l’Est, ils vont s’unir, s’aimer, se combattre et affronter le mal absolu, celui que tous surnomment Le Boucher ! Des cartels de Bogotá aux sinistres fermes des environs de Zagreb, des palaces de la côte aux clubs VIP des beaux quartiers parisiens, l’amour sera passionnel, la guerre totale, l’épopée sanglante, les corps cabossés et les âmes meurtries…
« Les guerres ne se racontent pas… elles pourrissent en nous… »
Fidèle à lui-même, amoureux transi ou macho incurable, c’est d’abord pour les beaux yeux d’Emma — flic de son état — que Clovis, après la découverte dans une calanque d’un corps calciné et affreusement torturé, va se mettre à fureter un peu partout… Et grâce à son ami JAD, un artiste peintre à la mode, il va découvrir d’étranges personnages rôdant autour de la propriété d’un ancien de la French connection… Comme cette comtesse hongroise davantage habituée aux enchères chez Christie’s qu’aux collines calcinées, ce banquier russe, Monsieur Sacha, ex-trafiquant d’armes vraisemblablement lié à la mafia, ou encore Micha, faussaire de génie ayant largement œuvré dans les faux billets avant de se mettre à la peinture… Navigant dangereusement de l’un à l’autre, Clovis va au péril de sa vie, révéler un des plus juteux trafics de l’Histoire, mais surtout — en suivant la trace du scorpion — faire ressurgir de l’oubli, le spectre du dernier génocide du XXème siècle perpétré dans les Balkans plus de quinze ans auparavant.
En 1943 Da Fonseca, un flic collabo au cœur trouble et desséché, sauve une gamine juive d’une rafle… En 2002, lorsqu’un vieil homme est retrouvé sauvagement assassiné dans une ruelle d’un quartier chic de la ville, c’est tout un pan de l’Histoire de Marseille qui va péniblement se dévoiler aux yeux des enquêteurs… Le juge Galtier, un habitué des cas difficiles, va remonter la piste et le temps, soulever la poussière, provoquer les confidences, entendre les témoins et rouvrir les dossiers particulièrement obscurs de certains personnages ayant su rester dans l’ombre et opportunément profiter de la guerre pour amasser une fortune considérable. Cinquante ans plus tard, les souvenirs sont parfois flous, mais la haine intacte…
« L’ÉCRIVAIN QUI FAIT DES BÉBÉS À LA LANGUE FRANÇAISE » LIBÉ
Nominé Prix Kourouma 2013
Solo vient de purger trois ans de taule pour une bagarre qui a mal tourné. À sa sortie, son cousin Tito, un vrai dur, lui propose une affaire… Il lui suffit de voler une voiture, de l’accompagner sur un coup et de manger sa langue. Une sacrée bonne aubaine pour ambiancer toute la nuit et régler ses dettes… Mais Solo se retrouve au cœur d’une embrouille qui pue salement la mort. Au Gabon, on murmure que certains politiciens n’hésitent pas à recourir aux meurtres rituels pour se maintenir au pouvoir… Écœuré, effrayé, traqué, Solo prend ses distances et se planque, mais à Libreville les flics ont mangé des guêpes et ont fermement l’intention de lui faire passer le goût du manioc…
NOMINÉ PRIX DE L'EMBOUCHURE 2013
NOMINÉ PRIX LION NOIR 2013
NOMINÉ PRIX ANCRES NOIRES 2013
NOMINÉ PRIX INTERPOL'ART
« En boxe comme dans le polar, on les appelle des stylistes… Ils touchent avec grâce… Philippe Georget en fait partie ! » Olivier Maison / MARIANNE
À Perpignan, l’automne est une saison tumultueuse. Le vent violent le dispute à la pluie diluvienne. Un temps à ne pas mettre un flic dehors. Pourtant un retraité pied-noir est retrouvé dans son appartement, assassiné d’une balle dans la tête… Le sigle OAS laissé près du cadavre, la destruction quelques jours plus tard d’une stèle controversée et la découverte d’un autre ancien Français d’Algérie abattu au volant de sa voiture sèment la panique dans la communauté. Le lieutenant Sebag, qui a par ailleurs promis à sa fille de faire toute la lumière sur l’accident mortel survenu à un de ses amis, est officiellement chargé de l’enquête. Flic réputé et intuitif, il va, en traquant le tueur avec son équipe, faire ressurgir du passé un mystérieux commando ayant sévi, il y a bien longtemps, du côté d’Alger. C’est dans ce contexte que les derniers mois de poudre et de sang de la guerre d’Algérie, ses horreurs, ses espoirs, ses trahisons et ses errances vont remonter à la surface jusqu’à la nausée… Cinquante ans plus tard, il est temps de régler l’addition…
« Si tout cela était vrai, ça serait évidemment consternant… Heureusement, c'est un polar ! »
À la veille des élections présidentielles, un homme à bout de souffle qu’on essaie — en très haut lieu — de faire passer pour un terroriste, est traqué par toutes les polices de France. La cible, un ancien gauchiste devenu mercenaire pour une obscure officine spécialiste des coups tordus, a dans sa jeunesse entretenu des relations plus que privilégiées avec plusieurs hommes d’État. Et détient peut-être des dossiers compromettants sur certains d’entre eux… Une excellente raison sans doute de déclencher les manœuvres sans foi ni loi des cercles rapprochés du pouvoir afin de le faire disparaître au plus vite… et définitivement ! De la Françafrique à la présidence de la Commission européenne, en passant par les fameux dîners du Siècle, il faudra toute la perspicacité de Lou, journaliste politique d’un grand quotidien national, talentueuse et opiniâtre, pour dénouer les fils complexes de cet écheveau politique à l’allure très contemporaine…
NOMINÉ PRIX QUERCY NOIR 2013
NOMINÉ PRIX POLAR MICHEL LEBRUN 2012
« Il songea au crissement des ciseaux sur le col de la chemise, à la gorge tranchée… Il imagina les suppliques masquées derrière le sparadrap du condamné… Il songea encore au regard terrorisé face au châtiment suprême…». Aïcha Sadia, commissaire de police, est une femme désespérée depuis la mystérieuse disparition de son compagnon Sébastien au large d’une plage. Mais quand plusieurs cadavres décapités d’ex-taulards sont découverts dans des entrepôts abandonnés de la ville, c’est elle et son équipe qui se retrouvent en première ligne. Certains indices laissent penser que quelques extrémistes pourraient avoir trouvé là, un moyen radical de remettre la peine de mort au goût du jour. À sa sortie de prison, Abdel Charif, condamné pour meurtre puis finalement gracié, leur échappe de justesse… Et pour sauver sa peau et obtenir sa réhabilitation, il propose à Aïcha un étrange marché : elle prouve son innocence, il la mène jusqu’à Sébastien… Manipulations, horreurs et parjures vont alors guider Aïcha dans une enquête libératrice… Jusqu’à la mort !
«…Maurice Gouiran et sa plume alerte trempée à l'encrier de la liberté…» L’Huma
Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu’Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c’est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement. L’été 1936 à Madrid, l’hiver 1938 à Barcelone, la Retirada — cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l’Espagne et parqués sur la plage glaciale d’Argelès — la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l’Armée Populaire Républicaine… Une foule d’images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits… 35 ans plus tard, Élisa n’est plus et l’Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme. C’est Manu, son fils, un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d’Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface. Mais Manu n’aurait sans doute pas été bien loin si sa route n’avait croisé celle de Clovis Narigou… Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l’écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu. Clovis qui enquête, pare les coups et pénètre le Barcelone de la grande époque, celui de Dali et de Picasso… Clovis qui découvre, ahuri, le camp de Karaganda et les horreurs de la guerre civile…
« L’écrivain qui fait des bébés à la langue française » Sabrina Champenois - LIBÉ
« Nominé pour le GRAND PRIX LITTÉRAIRE DE L'AFRIQUE NOIRE 2012
Après LA BOUCHE QUI MANGE NE PARLE PAS, un roman unanimement salué par la critique, Janis OTSIEMI récidive aujourd’hui avec LE CHASSEUR DE LUCIOLES. Présenté à juste titre comme un des talents africains actuels dans le domaine du polar, Janis OTSIEMI avec « sa verve extraordinaire, nous donne à voir la face cachée de l’Afrique » (ALIBI). Il dresse un portrait brutal et sans complaisance non seulement des bas-fonds gabonais, mais aussi d’une société où le pouvoir et la corruption règnent en maître ! Janis Otsiemi décrit admirablement Libreville, « cité cosmopolite rongée par la criminalité, la prostitution, le chômage, le délabrement des infrastructures, le népotisme et le détournement de la manne pétrolière… » Ici la galère n’a de frontière que la misère, alors pour s’en sortir, tout n’est pas forcément permis, mais à l’évidence, tout est toujours possible ! Et puis il y a la langue, les mots de Janis OTSIEMI, « toniques et agiles comme le cabri », bruts, imagés, drôles, savoureux, son style, vif et coloré « aux trouvailles langagières qui font étinceler le récit » (LIBÉ). « Une langue entre deux rives, moins un jargon qu’une force de frappe » (K-LIBRE). Un vrai talent à (re)découvrir d’urgence.
L'intégralité des droits d'auteurs de ce recueil sera reversée au profit de l’association « Écoute ton cœur » qui œuvre en faveur de l'intégration des enfants autistes.
Et par ordre d’entrée en scène :
Nicolas Sker, Sophie Loubière, Laurence Biberfeld, Valéry Le Bonnec, Patrick de Friberg, Hervé Sard, Elena Piacentini, Sébastien Gendron, Gaëlle Perrin, Paul Colize, Michel Vigneron, Thierry Brun, Fabien Hérisson, Bob Garcia, Maxime Gillio.
PRÉFACE DE GILLES LEGARDINIER
C’est le genre d’aventure qui commence en fin de soirée autour d’un verre, entre potes : des échanges, des points de vue et des discussions animées, forcément animées, sur le monde tel qu’il va — plutôt mal. Puis ça mûrit dans les têtes jusqu’à ce que l’un d'eux, plus obstiné que la moyenne, remue ciel et terre pour aboutir à ce que vous tenez aujourd’hui entre les mains : ce recueil de nouvelles intitulé LES AUTEURS DU NOIR FACE À LA DIFFÉRENCE. 15 regards, 15 auteurs, 15 talents ayant accepté le défi de Fabien Hérisson, le « proprio » du site Livresque du Noir. Thème imposé : écrire sur la différence, sur l’acceptation de l’autre, sur les limites, sur les tabous, sur ce terrible regard qui pourrit la vie de toutes les victimes d’une discrimination. Quelques mois plus tard, voici leurs mots, leurs regards et leurs histoires. C’est brutal, noir, intense et engagé ! Alors faites-en bon usage parce que… Noir, c’est décidément très, très noir.
« Le talent de Maurice GOUIRAN nous réveille la conscience, nous ressuscite l'indignation et en refermant ce livre, on se sent plus vivant… » Intramuros
Infatigable ! Nous l’avons déjà dit et répété, mais on ne s’en lasse pas, chacun des polars de Maurice GOUIRAN est un choc, une découverte, une tragédie, un cri et une claque jetés à la face de tous ceux pour qui la symbolique des 3 singes — je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien — tient lieu de raison d’être. Un choc et une découverte parce que cette intrigue puise ses racines dans notre Histoire récente et pourtant (déjà) sortie de toutes les mémoires… ou presque. Une tragédie parce que s’y croisent l’abject, l’absurde et la connerie, un condensé humain parfois redoutable. Un cri, une claque enfin, parce que ces exactions qui déchirent les peuples s’en retournent — si vite — dans les oubliettes de l’Histoire, pour mieux ressurgir, à la prochaine crise, intactes, haineuses, comme si tout ne devait toujours que recommencer en une véritable ronde infernale ! Ici et ailleurs, à Aigues-Mortes en 1893, à Paris en 1961, à Londres en 1970, à Madrid en 2004, à Rome encore récemment… on est toujours l’Arabe de quelqu’un ! Et comme disait Coluche « Le racisme, c’est comme les nègres, ça devrait pas exister ! »
COUP DE CŒUR DES LIBRAIRES – TÉLÉMATIN
CHOIX DES LIBRAIRES - MAGAZINE LIRE
NOMINÉ PLUME DE GLACE 2012
Le CRAMÉ. Gosta est un braqueur, un gangster, un « beau mec », un chef de bande inspiré et respecté, tour à tour charismatique, charmeur, émouvant, violent, fidèle, déroutant, romantique ou complètement « cramé ». Dans sa jeunesse, le CRAMÉ n’a pas fait l’ENA mais le tour des maisons de correction, des foyers, des taules et des cités de la banlieue sud… Son mental, le CRAMÉ l’a forgé à coups de batte de baseball… Sa « place » dans la société, le CRAMÉ l’a arrachée de haute lutte… Son fric, ses bagnoles, ses costards Marc Jacobs, il ne les doit qu’à lui-même — et à ses braquages ! Le CRAMÉ déteste l’injustice, vénère l’amitié et exècre les salopards qui instrumentalisent la peur… Le CRAMÉ vole (souvent), tue (parfois) mais sa morale est (d’après lui et ses amis) éminemment estimable. Le CRAMÉ a un destin… mais pas forcément un avenir… Le CRAMÉ, c’est l’autre face d’un môme issu du ghetto et de son combat pour exister hors de la cité, de ses codes et de son enfermement paranoïaque et écrasant — caïds, dealers, fric, bandes, violence, code d’honneur et virilité. L’écriture de JOB, en tension maximale — telle une corde prête à claquer — atteint sa cible en évoquant la rédemption d’un homme, Le CRAMÉ, hanté par une peur foudroyante… Haletant, brutal, révélateur et attachant !
La truffe au ras du plancher mais doté d’une hauteur d’âme que nombre d’intellectuels lui envient désormais, le célèbre chien Saucisse, journaliste adulé, observateur critique et attentif de la race humaine, nous confie dans ce cinquième volume quelques-unes de ses réflexions sur le monde tel qu’il va. Et ça fait mal ! De par sa position privilégiée Saucisse a tout vu, tout senti, tout entendu : les promesses des hommes politiques, les ragots médiatiques, les dérapages des stars du petit écran, les délires de l’actu, les bassesses des uns, les lâchetés des autres… Et la liste est longue ! Son regard affûté et pertinent permettra sans doute un jour à nos lointains descendants de se faire une idée réaliste de ce qu’était le monde à notre époque : con, cruel et abyssal… Saucisse is watching you, l’antidote aux laveurs de cerveaux !
À Marseille, il paraît que pour faire une bonne bouillabaisse, il suffit de lever une girelle frétillante, d’ajouter un vieux pêcheur corse, son pointu, le soleil et quelques belles calanques. À mi-cuisson, jetez dans le bouillon un flic psychopathe, un Noir Marron véreux, une introuvable mine d’or et deux, trois meurtres sanglants ! Et moi, Constantin dit le Grec, j’étais loin d’imaginer l’engambi monstre que ça allait donner, même la Bonne Mère n’avait jamais vu ça !
Vincent de Moulerin, notable marseillais et conseiller municipal, vient d’être abattu de quatre balles de 11.43 dans un parking souterrain du centre-ville. Emma, jeune lieutenant de police au look étrange se retrouve en charge de l’enquête sur ce meurtre apparemment crapuleux. Mais, suivant son instinct et les conseils de Clovis, elle décide de fouiner dans le passé de la victime… De Moulerin est en effet un ancien colonel des paras qui a fait le coup de feu en Indochine… Il y est devenu un expert reconnu de la guerre antisubversive, appliquée en Algérie et bientôt exportée et enseignée avec succès en Argentine. L’Argentine, où en 76 une clique de généraux prend le pouvoir, instaure la dictature et terrorise le peuple : enlèvements, disparitions et tortures sont alors le lot de tous les opposants réels ou supposés. Et puis il y a Kevin, le petit-fils de Vincent, un ado apparemment disjoncté, qui bien que vivant reclus dans sa chambre et passant sa vie dans Second Life est en train de comprendre beaucoup trop de choses… Mais quel rapport existe-t-il donc entre le Mondial Argentin de 78, l’École de Mécanique de Buenos Aires, Videla et sa junte, les bruits de bottes dans la Médina d’Alger, la Patagonie, les « desaparecidos », Kevin et Vincent de Moulerin… ?
« Viviani voulut sortir le premier. Le crépitement des balles… puis son corps était venu s’éclater contre la baie vitrée de la banque, l’éclaboussant de sang, comme sur un écran de télé géant. Les otages femelles se mirent à hurler… Gosta jeta un œil sur Tino et Stéph, ils avaient chacun un gros sac en bandoulière, bourré à craquer de billets, une cagoule noire sur la gueule et un fusil-mitrailleur en main. » Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables… Deux ans qu’ils se moquent du monde et que la police est sur les dents. Jusqu’à ce qu’un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l’Antigang, qui à l’issue d’un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n’a qu’une idée en tête : se faire la belle… et retrouver l’enfoiré qui les a donnés ! Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis et se retrouve, bien malgré lui, dans la peau d’un flic à la recherche d’un môme disparu. Mais en ressuscitant ses cauchemars de gamin des quartiers, le pire devient alors possible… Le problème avec le Cramé, c’est que même l’enfer ne veut pas de lui !
Ce matin-là, ça devait être un paisible départ en vacances, avec femme et enfants, vers le soleil de la Grèce. Mais quand le Juge ouvre le dossier de ce gamin retrouvé noyé dans les calanques, il a la terrible intuition que cela ne va pas être simple. 40 ans plus tôt à Athènes, à l'aube du 21 avril 1967, Marina et Apostolos, jeunes étudiants révoltés, s'aiment fougueusement alors que les chars investissent la ville et la junte, le pouvoir ! L'engrenage des années a fait son œuvre, les bourreaux sont morts, les illusions perdues, mais pour le Juge le doute subsiste encore…
● Par l'auteur de L'été tous les chats s'ennuient, Prix SNCF du Polar 2011, Prix du Premier Roman Policier 2011
● Prix Coup de Foudre / Vendanges Littéraires 2011
● Sélection Prix Michel Lebrun 2011
● Sélection Prix Calibre 47 2012
● Sélection Prix Marseillais du Polar 2011
● Sélection Prix Lion Noir 2011
Dans une salle surchauffée de la banlieue parisienne, Pierre, 27 ans, boxeur en plein naufrage, vient ce soir de perdre le combat de trop. Critiqué, sonné, déprimé, les doutes l’assaillent et la retraite se profile, contrainte et forcée. Afin de préparer sa reconversion il accepte de jouer les « gros bras » pour Lazlo, un prêteur sur gage croate réfugié à Paris… Que l’on retrouve bientôt sauvagement torturé et assassiné. Soupçonné et accusé du meurtre par les flics, poursuivi par des tueurs serbes, traqué par d’anciens légionnaires au service d’un mystérieux commanditaire, Pierre plonge au coeur d’une histoire embrouillée à laquelle il ne comprend rien et qui semble prendre sa source dans les terribles massacres de civils des années 90 en ex-Yougoslavie. Baladé par Sergueï, l’ami réfugié politique et chauffeur de taxi, mis sous pression par le commissaire Lefèvre qui cherche on ne sait quoi, troublé par Julie, la fliquette, perturbé par ses propres fantômes, Pierre se sent manipulé… Il perd pied, doute, picole et titube. Mais épaulé par le vieil Émile — l’indéfectible entraîneur — Pierre va retrouver son souffle, ses réflexes, ses jambes et son punch destructeur pour livrer sous les projecteurs son ultime combat !
Pour le Président et ses conseillers, les arguments sécuritaires ont toujours été des instruments très favorables aux bons sondages… Pour l’ultra-gauche, l’insurrection tant attendue justifie toutes les dérives et plus si affinités… Constance Sicardi, fille d’un député proche du pouvoir, est l’égérie la plus active d’un de ces groupuscules. Elle vit en communauté dans un village reculé du centre de la France, soutient les grèves, les ouvriers, les occupations d’usine et si nécessaire, le fauchage sauvage de maïs transgénique… À la fin d’un meeting agité à Marseille, elle est enlevée par un mystérieux commando. Rapidement saisi du dossier, le juge Galtier va, au cours de son enquête, mettre au jour les agissements probables d’un service proche du pouvoir, la Cellule Grise… Affaire d’État ou affaire classée, le chemin du juge sera semé d’embûches !
● Sélection Prix Michel Lebrun 2011
● Sélection Prix Intramuros 2011
● Sélectionné pour le Prix Jean-Jacques Rousseau 2010
Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu’Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c’est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement. L’été 1936 à Madrid, l’hiver 1938 à Barcelone, la Retirada — cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l’Espagne et parqués sur la plage glaciale d’Argelès — la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l’Armée Populaire Républicaine… Une foule d’images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits… 35 ans plus tard, Élisa n’est plus et l’Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme. C’est Manu, son fils, un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d’Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface. Mais Manu n’aurait sans doute pas été bien loin si sa route n’avait croisé celle de Clovis Narigou… Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l’écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu. Clovis qui enquête, pare les coups et pénètre le Barcelone de la grande époque, celui de Dali et de Picasso… Clovis qui découvre, ahuri, le camp de Karaganda et les horreurs de la guerre civile…
Solo vient de purger trois ans de taule pour une bagarre qui a mal tourné. À sa sortie, son cousin Tito, un vrai dur, lui propose une affaire… Il lui suffit de voler une voiture, de l’accompagner sur un coup et de manger sa langue. Une sacrée bonne aubaine pour ambiancer toute la nuit et régler ses dettes… Mais Solo se retrouve au cœur d’une embrouille qui pue salement la mort. Au Gabon, on murmure que certains politiciens n’hésitent pas à recourir aux meurtres rituels pour se maintenir au pouvoir… Écœuré, effrayé, traqué, Solo prend ses distances et se planque, mais à Libreville les flics ont mangé des guêpes et ont fermement l’intention de lui faire passer le goût du manioc…
Oliveri, un drôle de flic, barbouze solitaire et mal embouché, passe quelques jours à Marseille, loin des emmerdements, des amours tumultueuses, du service commandé, loin de Paris, loin de tout… quand le passé, telle une grenade quadrillée, lui pète à la gueule sans préavis… Surgissent alors les fantômes d’antan mis à mal par un odieux chantage. Mais Dieu qu’ils ont tous bien changé, les copains du lycée… Notaire avide, garagiste bedonnant, bourgeoises emperlousées, notable de province ou star de la télé, pas facile de retrouver là ses émois d’adolescent. Et quand s’accumulent mystérieusement les macchabées, « on » décide au plus haut niveau de l’État, qu’il est de son devoir de tirer les choses au clair afin de préserver les réputations, celle de la star bien sûr, et celle de la télé surtout ! Alors en professionnel averti, ennemi des vagues et adepte de la posture de la méduse, Oliveri bouscule les convenances, débusque les mensonges, perce les motivations, abuse des souvenirs, déflore les rancunes et à sa manière totalement déjantée traque impitoyablement l’assassin… L’honneur sera sauf, le scandale évanoui, la nostalgie en lambeaux, mais l’efficacité garantie, bleus à l’âme compris !
Le 25 novembre 1956, Ernesto Guevara dit le « Che » prépare ses hommes au grand soir de la Révolution. En 1970, sexe, drogue et rock’n’roll. Constantin, alors jeune photographe de presse, débarque avec ses acolytes au festival de l’île de Wight afin de flasher quelques stars déjantées. C’est l’époque qui veut ça ! Photos volées ? Photos perdues ? C’est à Lille et presque dix ans plus tard qu’elles réapparaissent, provoquant une invraisemblable et sanglante embrouille, mêlant services secrets et hommes d’honneur sous le regard protecteur d’un fantôme mythique..
En atterrissant par mégarde sur le balcon du Juge Galtier, Ange va ce soir-là, tel l’effet papillon, déclencher un beau pataquès… Quand l’argent circule à flot, des Émirats aux faubourgs de Marseille, Naples ou Barcelone le chemin le plus court de la fraude et de l’immobilier réunis, passe souvent par quelques paradis bancaires aux accents tropicaux… Alors quand le juge, un magistrat « à l’ancienne » — comme on dit un voyou « à l’ancienne » avec respect et code d’honneur intégré —, loyal, fouineur et opiniâtre, mais un tantinet frondeur, soulève un peu trop la poussière qui recouvre « certains » dossiers, le Très Haut multiplie les mises en garde, tant la politique a parfois des raisons que la raison ignore ! Mais de temps à autre il suffit d’un juge éclairé pour jouer le rôle de l’empêcheur de tourner en rond… Et il n’en faut parfois pas davantage pour gripper la machine et ébranler l’édifice ! Mais jusqu’à quand ?
1943… 1993 À cinquante ans d’intervalle, deux trains quittent Marseille et font route vers le nord. 1993. Un train bleu, bouillonnant de cris, de rires et de chants, emmène un millier de supporters marseillais vers Munich où leur club sera sacré champion d’Europe. 1943. Un long train noir, pétrifié par la torpeur et l’angoisse, achemine plus de mille six cents habitants des vieux quartiers de Marseille au camp de Compiègne. Puis pour la plupart, ce sera ensuite Drancy et le camp d’extermination de Sobibor. 1943 Bert, Miche et Jo font partie du sinistre convoi et l’ombre du long train noir va les hanter toute leur vie. 1993 Bert, Miche et Jo sont à nouveau du voyage, mais le foot semble aujourd’hui assez loin de leurs préoccupations… Et ces trois P38 planqués dans le wagon font-ils vraiment partie de la panoplie du parfait supporter de l’OM? Que cherchent-ils ? Derrière le mystère de ces trois honorables papys, surgissent les ombres du passé et une terrible interrogation qui plane sur les raisons de la destruction des vieux quartiers en 1943. Nettoyage des bas-fonds autour du Vieux-Port ou juteuse opération immobilière, l’histoire officielle a parfois bon dos !
Traduit du chien par son maître. Il était temps que Saucisse revienne ! Face à la crise rampante qui détruit le moral des Français, allège leur compte en banque et leur fait parfois douter d’eux-mêmes… il était temps que s’élève une voix, une voix qui ose, une voix juste et sensée, une voix capable de dénoncer et de remettre les « choses » en place. Avec lucidité, sagesse et sérénité… ! Parti de rien ou presque, rescapé des combats de chiens, candidat valeureux aux élections, journaliste et récente mascotte iconoclaste de Secret Story l’émission de télé réalité, c’est Saucisse qui s’y colle, traduit ici du chien par son maître, le romancier Serge Scotto. Tour à tour féroce et dubitative, sarcastique ou cinglante, mais toujours érudite, la parole de Saucisse est omnisciente. À travers ses chroniques et face à ce monde en totale désintégration, face à ces humains à la dérive, Saucisse semble éclairer notre chemin… sans haine ni violence… ! Et c’est à Diogène que l’on pense ici, quand parcourant la ville avec sa lanterne, il répète sans cesse à qui veut l’entendre « Je cherche un homme… » Saucisse, un modèle pour nos dirigeants, un modèle pour nos enfants… un modèle pour l’humanité… !
Au départ c’est simple, il y a Run, le célèbre dessinateur de BD, vivant comme un ermite dans sa bastide des Corbières. L’assassiné c’est donc lui ! Puis entre en scène Thomas, une sorte de « racaille des champs » à la mauvaise réputation, l’assassin peut-être… Arrive ensuite Shéhérazade que toute cette histoire plonge dans la détresse et laisse sur la paille… Quant à Hubert, l’avide frérot, il a bien l’intention de récupérer l’héritage… C’est là qu’intervient Lily Verdine, la frangine cachée de Nestor Burma, plus rebelle que jamais, fermement décidée à boucler cette enquête au nez des flics, histoire de remettre les compteurs à zéro et ses finances à flots… D’autant que secondée par un ex-guérillero dégoté au cœur de la cordillère des Andes et par Phil, le trosko-anar toujours décidé à stopper le libéralisme sauvage à coup de Kalachnikov les choses devraient bien se passer… non ?
« Le cortège des berlines blindées serpentait dans la nuit et le brouillard. À travers les roseaux muets, suintaient les lumières des phares. Faisceaux jaunes mordant l’obscure vapeur des enfers… Et Dieu lui-même semblait avoir déserté… » Alger, les années 2000. Un jeune homme disparaît. Pour régler une dette, Djo, commissaire à la retraite – entêté, solitaire et amoureux – reprend du service et réactive ses réseaux. L'enquête devient une inquiétante course contre la mort, les fantômes d'une époque que tous croyaient révolue ressurgissent. Les capitales étrangères paniquent, les systèmes de sécurité s’effondrent. Dans une Algérie où la frontière entre la raison et la folie s’estompe jusqu’au vertige, Alger sombre dans le chaos.
« C’est uniquement lorsque j’ai pressé la détente, quand la double détonation a claqué et a déchiré la sérénité de la nuit, que je me suis senti devenir un homme, un vrai. J’attendais ce moment depuis des années, depuis une éternité, et cette déflagration assourdissante dans le silence poisseux a été, pour moi, comme une nouvelle naissance ! »
●Sélectionné pour le PRIX du PREMIER ROMAN POLICIER 2011●Sélectionné pour le PRIX SANG POUR SANG POLAR 2011
● NOMINÉ PLUME DE GLACE 2011 / Prix du Festival Polar de Serre Chevalier
Chez les Ranzotti, il y a l’argent qui coule à flot, les voitures de luxe, la drogue et les flingues mais aussi l’honneur, la fierté, la vendetta, tous ces trucs qu’on croirait tout droit sortis d’un film américain. Aussi quand le Calabrais décide de venger sa fille Maria – morte d’une overdose – et de faire le ménage parmi les dealers locaux, personne ne semble s’en émouvoir… Dans la Famille, pour préserver l’avenir, on nettoie le passé, c’est la règle ! Mais il y a cette bavure, cette tragique méprise, cet horrible grain de sable. Et c’est alors qu’il ressuscite… l’homme aux yeux d’acier, celui qui a dormi dans le lit du diable, celui qu’on appelle le Maudit…
Imaginons une grande métropole du sud de la France baignée d’ombres et de lumières… Imaginons trois familles de malfrats qui se partagent la ville… Imaginons que l’une d’entre elles souhaite faire élire « son » maire… Imaginons une guerre des gangs… sanglante et expéditive ! Imaginons une « loge » de flics, de préfets, de notables qui, eux aussi, ont plein de projets pour leur ville… Imaginons la mafia, la vraie, qui discrètement mais fermement place ses billes et ses hommes… Imaginons « l’Avocat », ni baveux, ni bavard, mais « machiavel » qui tisse sa toile, secondé par un Ange, un des derniers dinosaures… Imaginons enfin que rien ne se passe comme prévu… Imaginons !
● Prix du Roman Gabonais 2010
● Nominé au Prix Continental 2010
À Libreville, Chicano sort de prison, après avoir purgé quatre ans pour un braquage qui a mal tourné ! Adieu la bande de paumés, finies les embrouilles, il veut devenir quelqu’un, un honnête homme si possible… Reconquérir Mira, trouver un boulot, monter un petit commerce et gagner sa galette à la sueur de son front, voilà son rêve ! Mais comment faire quand on a ni sou, ni métier, ni diplôme dans un pays où la corruption est la règle d’or à tous les carrefours ? Car ici plus qu’ailleurs, si la barbe et le grelot ne font pas une chèvre… la vie est souvent un sale boulot !
En provenance du Maroc:
● Nominé au Prix Michel Lebrun Lycéen 2010
● Nominé au Prix du Meilleur Polar Francophone 2010
Quand Jeanne, jeune fashion victim de banlieue, décroche un job d’assistante sur un tournage publicitaire et s’envole vers le désert du Thalifet, elle n’imagine pas une seconde que ce voyage va bouleverser sa vie ! Plus habituée aux cosmétiques qu’au dressage des chameaux, Jeanne se retrouve vite prise en otage entre une bande de rebelles qui veulent ébranler l’équilibre du monde, les Services, qui eux préfèrent ne pas faire de vagues et l’énigmatique Prince du Désert, qui pour défendre son royaume pactise avec le diable… Alors, les fuites éperdues dans cet océan de dunes, les terroristes, les enjeux politiques et la Une de tous les magazines People, même en rêve, la Rose des Sables n’aurait pu l’inventer ! Et pourtant…
● Prix SNCF du Polar 2011
● Prix du Premier Roman Policier 2011 de la Ville de Lens
NOMINÉ
● PLUME DE GLACE 2011 / Prix du Festival Polar de Serre Chevalier
● Nominé Prix Polar 2010
● Nominé Prix Michel Lebrun 2010
● Nominé pour le Prix Sang pour Sang Polar
● Nominé Prix des Lecteurs du Festival du Polar de Villeneuve Lez Avignon
C’est l’été, il fait chaud, les touristes sont arrivés et au commissariat de Perpignan, Sebag et Molina, flics désabusés rongés par la routine, gèrent les affaires courantes sans grand enthousiasme. Mais bientôt une jeune Hollandaise est sauvagement assassinée sur une plage d’Argelès et une autre disparaît sans laisser de traces dans les ruelles de la ville. Sérial killer ou pas, la presse se déchaîne aussitôt ! Placé bien malgré lui au centre d’un jeu diabolique, Sebag, à la merci d’un psychopathe, va mettre de côté soucis, problèmes de cœur et questions existentielles, pour sauver ce qui peut l’être encore ! « Elle attend sans joie, patiente et succombe. La maison de pierre deviendra sa tombe. Qui fait quoi, qui attrape qui ? Qui est le chat, qui est la souris ? »
Des notables au passé trouble que l’on retrouve étrangement suicidés aux quatre coins de la ville… Des curés, tendance réac, qui, dans leur Institut, convertissent leurs ouailles à la dure… Des avis de décès pour le moins étonnants… Des ados pour qui la discipline est souveraine… Un homo exilé à Haight-Ashbury qui découvre la vraie vie à San Francisco… Une justice parfois servile, si prompte à classer les affaires… Et ces bandeaux de kamikaze retrouvés sur les victimes, ces photos de classe jaunies et la rumeur qui se propage sur Facebook… … Et ce mystérieux Baby Love… un fou, un sérial killer… ? Personne ne sait vraiment… jusqu’à ce qu’un tandem de choc, Emma Govgaline, jeune flic androgyne à la punk attitude, et Clovis que l’on ne présente plus, se jettent corps et âme sur cette bien curieuse affaire !
Constantin, dit Le Grec, met les voiles ! Au programme de cette balade initiatique, traversée de l’Atlantique en compagnie d’une girelle tanquée comme là-bas, sieste sous les tropiques ad libitum, escale chez les aimables Indiens Galibis et ti punch à volonté... Tout vire au cauchemar pendant le carnaval de Cayenne, meurtres rituels, poursuite dans la mangrove, touloulous menaçants et pour finir, espions russes en mission sur le Vieux Port ! Le Grec nous entraîne alors, en un crescendo haletant, dans ce Marseille qu’il aime tant, jusqu’à l’impensable profanation, le sacrilège suprême...
● Prix du Zinc
Rannou dit le Breton, lieutenant un brin taciturne, et Théo alias « Mach-Sept », slameur invétéré en rupture d’embrouilles, stagiaire à l’Évêché de Marseille, forment un tandem atypique à la poursuite d’un sérial killer, « le tueur aux liasses ». Mais ce jour-là, la routine se dérègle salement lorsque le maire de la ville, Raymonde Charles, est sauvagement assassinée par des tueurs à moto… La DST, les RG, la mafia et les flics de tout bord se jettent sur l’affaire comme la vérole sur le bas clergé. Tout le monde est sur le pont et curieusement, même le ministre de l’Intérieur Ange Pascali s’y colle. Tous suivent l’enquête de près, d’un peu trop près peut-être… Comme dirait Théo, «Pas besoin d’avoir fait St Cyr sur Mer pour deviner que les ennuis, les vrais ennuis, les gros ennuis vont débarquer sans prévenir»
Quand Laura, un amour de jeunesse devenu SDF, est venue lui parler de cette « peste des pauvres » qui semblait s’attaquer aux quartiers Nord de la ville, Clovis Narigou n’a pas immédiatement réagi. Les pauvres ? Y’en a partout, on ne les regarde même plus ! Mais quand, quelques jours plus tard, les politicards de tout bord montent au créneau pour démentir cette alarmante rumeur, Clovis se dit qu’il est peut-être temps d’enquêter ! Les pauvres et les sans-abri tombent en effet comme des mouches, décimés par une épidémie foudroyante… Le maire Bellérophon Espingole a beau s’égosiller pour minimiser cette étrange affaire, toute la ville est en ébullition… Quarantaine déclarée, routes fermées, état d’alerte sanitaire maximum… Marseille coupée du monde ! La tension est à son comble, le peuple gronde, les politiciens se déchaînent, les pauvres trinquent. Mais à qui profite donc le crime ?
● Nominé Prix Virgule 2010
● Nominé Prix Polar 2009
Ce matin-là, ça devait être un paisible départ en vacances, avec femme et enfants, vers le soleil de la Grèce. Mais quand le Juge ouvre le dossier de ce gamin retrouvé noyé dans les calanques, il a la terrible intuition que cela ne va pas être simple. 40 ans plus tôt à Athènes, à l'aube du 21 avril 1967, Marina et Apostolos, jeunes étudiants révoltés, s'aiment fougueusement alors que les chars investissent la ville et la junte, le pouvoir ! L'engrenage des années a fait son œuvre, les bourreaux sont morts, les illusions perdues, mais pour le Juge le doute subsiste encore…
C'est l'hiver à Paris et Lily Verdine n'a pas la pêche. Victor, son toubib, vieil anar philosophe, lui conseille de soigner sa déprime en changeant de décor ! Le hasard fait parfois mal les choses et à peine débarquée en Provence sur les chemins de son enfance, l’incendie d’une usine et la mort du gardien, le vieux Lounès, vont remettre Lily sur les rails. Accident, arnaque à l'assurance, délocalisation, misère économique, racisme, hélas tout est possible en ces temps de disette. Mais dopée par un mistral cinglant, Lily retrouve très vite sa niaque habituelle, et va, à un rythme d'enfer, bousculer une enquête ronronnante, innocenter quelques suspects tout désignés puis, en soulevant sans vergogne les poubelles de l'Histoire, trouver tout au fond le salaud qu'on n'attendait plus !
« Je ne sais rien, je n'ai rien vu, je n'étais pas là et si j'y étais, je dormais. » Ce jour-là, Clovis aurait dû méditer ce proverbe sicilien avant de s'envoler pour Palerme, enquêter à la demande de Marco sur la mort mystérieuse de son neveu. Dans ce pays où les juges sautent sur les bombes, où les hommes d'honneur l'ont perdu, où le pot de terre lutte contre le pot de fric et où l'amour a des yeux de braise, ne resterait-il qu'une seule issue ? Un miracle, un beau miracle, un vrai miracle, et pourquoi pas une Madone aux larmes de sang ! Alors même si la Mafia n'existe pas, et ici tout le monde vous le dira, Clovis, fidèle à lui-même, va chercher à savoir avant de trop bien comprendre. Car comme le veut la légende, là-bas la vie est un enfer et le paradis toujours une utopie.
Quand Constantin, de retour d’un voyage initiatique en Amérique du Sud en compagnie d’une girelle énamourée, arrive chez lui, à Marseille, il n’a qu’une envie : sieste, farniente, petite bouffe et méditation. C’est sans compter sur la scoumougne qui va, sans prévenir faire sortir du bois, une bande de sans-papiers rwandais en perdition, une escouade de flics en maraude et bien pire, un couple de cinglés assoiffés de chair et de sang, véritables fantômes du Palais de Justice. Il faudra, à Constantin, mobiliser toutes ses forces et sa rage de vivre pour surfer à dix pieds sous terre sur ce lac plein de mystères !
Qu’un légionnaire assassiné nous entraîne dans les méandres de la guerre d’Algérie… passe encore ! Mais quand deux, trois puis quatre de ces mercenaires à la retraite sont retrouvés égorgés, difficile d’imaginer que d’autres guerres plus anciennes, l’Indochine ou la 2e guerre mondiale, puissent en être la cause! Et pourtant… Des faubourgs d’Alger au trésor des nazis, du delta du Mékong aux lacs autrichiens, de New York au camp des oubliés, Clovis, égal à lui-même, va parcourir le monde et relire l’Histoire afin de démêler ce sac de nœuds aux racines obscures ! Mais quel est donc le lien entre les « piliers » du Beau Bar, ces virils baroudeurs et la Madone de Botticelli?
Lily Verdine, détective privée au bord de la faillite, n’a plus le choix ! Impossible de refuser ce boulot très ordinaire et limite déprimant. Alors coincer un mari volage, prendre quelques clichés croustillants… rien de bien passionnant, mais les temps sont durs et les caisses vides ! Le problème, c’est que Lily, féministe tendance trotskiste, est une emmerdeuse obstinée qui adore mettre son nez partout et les doigts dans la prise ! En tirant sur le fil d’une banale affaire de mœurs, elle tombe sur un beau ramassis de crapules pour qui la vie humaine se négocie au rabais et plutôt à coups de 11.43… D’ici à ce que la croisière vire au jaune… il n’y a qu’un pas !
Oliveri est flic… Mais Oliveri n’est pas ce que l’on croit. Oliveri, Pied-Noir pur jus, grande gueule, alcoolique solitaire, fouineur invétéré, empêcheur de tourner en rond. Oliveri, tueur à ses heures perdues, Oliveri amoureux désespéré. Oliveri qui se soigne au Johnnie Walker, Oliveri qui croque des gousses d’ail pour se donner du baume au cœur. Oliveri qui court comme un dératé après Laura qui elle non plus n’est pas ce que l’on croit, Oliveri à la « Maison du Fada » au centre d’un trafic d’armes, entre malfrats, police et armée de l’ombre. Oliveri qui tant bien que mal tente d’éviter les pruneaux qui sifflent à ses oreilles. Oliveri qui compte les macchabées qui jalonnent sa route, Oliveri qui ne respecte rien, et surtout pas sa hiérarchie, Oliveri qui n’y comprend plus rien mais qui comme un chien enragé ne lâche jamais son os. Le commissaire Oliveri, un sacré emmerdeur comme il en faudrait plus souvent!
Dans cette engatse, fatche de con, ils m’ont tous pris pour un fada, un vrai jobi… Faut dire que tout était réuni pour un Noël de galère…! Ma girelle violoncelliste partie au bout du monde, le boulot qui n’était plus qu’un souvenir et le vent… un vent à décorner les taureaux. Même que… quand le mistral souffle comme ça, à Marseille, tout le monde s’attend au pire… Et là, question embrouilles, j’allais être servi. Nervis municipaux, intimidation, magouilles immobilières, racket, flingueurs tout droit sortis d’un film de série B, illuminés adorateurs de Satan, coups fourrés, fions et bugnes… Bref le pastisson qui me tombait sur la tête était de nature à faire regretter à n’importe quel Grec d’être né à Marseille!
● Prix Virtuel du Polar 2006
Mai 68, la France est en effervescence. Elle rêve et c’est déjà ça ! À Sainte Apostasie, les crânes de sept notables explosent sous des coups anonymes, ce qui, vous l’avouerez, ne facilite pas la réflexion ! À Marseille, Jackie et sa bande de l’Estaque découvrent les grèves, les manifs et la folle utopie qui va avec… En même temps, né sous X et obsédé par son passé, Jackie décide de rechercher la mère qu’il n’a jamais eue ! Quoiqu’il arrive, il veut savoir ! Pour retrouver ses racines, ses pas le mènent en Haute Provence, dans un de ces villages perchés aux ruelles tortueuses peuplées d’ombres, de mystères et de non-dits. En fouillant son passé, Jackie est alors confronté à une période particulièrement trouble de la fin de la guerre, l’épuration, qui vit surgir de nulle part ces résistants de la vingt cinquième heure s’érigeant bien vite en justiciers ! L’Histoire est un éternel recommencement, l’horreur, la haine et la connerie aussi !
● NOMINÉ AU PRIX POLAR 2008
Quand le député-maire du secteur, chantre de la famille, de la morale et des traditions est retrouvé, une balle dans le buffet en compagnie d’un anarchiste grec à la cervelle explosée, le scandale fait désordre et provoque au Beau Bar des commérages désobligeants. Quand, pour les beaux yeux d’Élodie, Clovis Narigou, part en croisade et mène l’enquête dans les milieux échangistes, l’affaire prend une tournure iconoclaste ! Mais Clovis, égal à lui-même, s’investit à fond dans sa mission, quitte à payer de sa personne. D’autant que Priape, le dieu grec, semble être la clé de cette curieuse aventure. Mais de là à imaginer qu’un futur ministre et ex-tortionnaire de la dictature des colonels puisse être mêlé à cet étrange imbroglio, il n’y a qu’un pas que Clovis, d’Olympie à Marseille, n’hésite pas à franchir!
Quand le commissaire Lopez décide de balancer à la presse ce qu’il a découvert des magouilles politiques locales, il n’imagine pas encore le séisme qu’il va provoquer. Ses compagnons d’infortune, Manu, Nène et les autres, ne savent pas non plus que la poisse est au bout du chemin. Le président, le préfet et le ministre, eux, ne pensent qu’à une chose, ne pas faire de vagues et éviter les rumeurs. Dans les « services spéciaux » la devise est définitive : il faut éliminer… et vite ! Mais dans la vie, la vraie, Lopez et ses amis croient toujours que la victoire est possible…
Dans les veines de Skipper, marin déjanté reconverti veilleur de nuit, c’est l’Orénoque qui coule à flot sur un tempo tumultueux… Pour Arnaud Lebras, PDG ripoux en rupture de ban, les rêves prennent la forme d’un matelas de dollars. Marie-Lotte, elle, sa revanche serait de claquer sa fortune dans des palaces exotiques… Robert l’avorton, lui, se verrait bien calife à la place du calife. Quant à Betty, Pogna et les autres, seules la connerie et la rage animent ces allumés en perdition… Ainsi va le monde, absurde et tourmenté sauf que… Sauf que parfois, quand la furia s’en mêle, la vie prend alors des allures shakespeariennes !
Imaginons une grande métropole du sud de la France baignée d’ombres et de lumières… Imaginons trois familles de malfrats qui se partagent la ville… Imaginons que l’une d’entre elles souhaite faire élire «son» maire… Imaginons une guerre des gangs… sanglante et expéditive ! Imaginons une «loge» de flics, de préfets, de notables qui, eux aussi, ont plein de projets pour leur ville… Imaginons la mafia, la vraie, qui discrètement mais fermement place ses billes et ses hommes… Imaginons «l’Avocat», ni baveux, ni bavard, mais «machiavel» qui tisse sa toile, secondé par un Ange, un des derniers dinosaures… Imaginons enfin que rien ne se passe comme prévu… Imaginons !
De retour de son exil dans les îles grecques, Constantin dit le Grec retrouve Marseille avec l’envie de bouléguer sa vie ! Pêcheur il sera ! Mais attirant les embrouilles comme dégun, Constantin se retrouve au centre d’une incroyable engatse qui, de l’Estaque à l’Amérique du Sud, en passant par les camps de concentration, va réveiller de vieux démons. Fidèle à lui-même et avec l’aide de l’ami Féfé, c’est au lance-flammes que l’affaire se réglera... parce qu’ici, il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas !
● NOMINÉ AU PRIX INTRAMUROS 2008
Quand Laura, un amour de jeunesse devenu SDF, est venue lui parler de cette « peste des pauvres » qui semblait s’attaquer aux quartiers Nord de la ville, Clovis Narigou n’a pas immédiatement réagi. Les pauvres ? Y’en a partout, on ne les regarde même plus ! Mais quand, quelques jours plus tard, les politicards de tout bord montent au créneau pour démentir cette alarmante rumeur, Clovis se dit qu’il est peut-être temps d’enquêter ! Les pauvres et les sans-abri tombent en effet comme des mouches, décimés par une épidémie foudroyante… Le maire Bellérophon Espingole a beau s’égosiller pour minimiser cette étrange affaire, toute la ville est en ébullition… Quarantaine déclarée, routes fermées, état d’alerte sanitaire maximum… Marseille coupée du monde ! La tension est à son comble, le peuple gronde, les politiciens se déchaînent, les pauvres trinquent. Mais à qui profite donc le crime ?
● PRIX DU ZINC 2008
Rannou dit le Breton, lieutenant un brin taciturne, et Théo alias « Mach-Sept », slameur invétéré en rupture d’embrouilles, stagiaire à l’Évêché de Marseille, forment un tandem atypique à la poursuite d’un sérial killer, « le tueur aux liasses ». Mais ce jour-là, la routine se dérègle salement lorsque le maire de la ville, Raymonde Charles, est sauvagement assassinée par des tueurs à moto… La DST, les RG, la mafia et les flics de tout bord se jettent sur l’affaire comme la vérole sur le bas clergé. Tout le monde est sur le pont et curieusement, même le ministre de l’Intérieur Ange Pascali s’y colle. Tous suivent l’enquête de près, d’un peu trop près peut-être… Comme dirait Théo, « Pas besoin d’avoir fait St Cyr sur Mer pour deviner que les ennuis, les vrais ennuis, les gros ennuis vont débarquer sans prévenir ».
● NOMINÉ AU PRIX SANG D'ENCRE
Sète, ses quais, ses ruelles et ses bistrots où l’on picole beaucoup en refaisant le monde. Pour Marcel et Fernand, deux piliers de comptoir, c’est clair. Il y a des jours « avec » et des années « sans ». Et cette année, c’est plutôt « sans ». Pour Rachid et les Ratons, y’a d’abord ce concert qui déraille, puis ce cadavre abandonné… Alors pour eux, l’avenir, c’est pas gagné ! Pour le « Président », un grain de sable dans les rouages, et c’est la machine feutrée du pouvoir qui se grippe en hoquetant. Quand les destins s’emmêlent, mieux vaut être riche et puissant… qu’empégué au fond du gouffre ! L’engrenage fatal est en marche, et même si les dieux de la Méditerranée y mettent leur grain de sel, le bonheur n’est pas forcément au bout du chemin…
Si le «Parigot» n’avait pas volé cette camionnette, Constantin n’aurait jamais fait cette répugnante découverte… Une horreur ! Mais… il n’aurait pas non plus rencontré la belle et mystérieuse Tatiana, qui se jette dans sa vie comme on se jette à l’eau. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Quel rapport entre ce vieux cargo qui rouille dans le port et ces cinglés qui martyrisent les minots ?
Égal à lui-même, le Grec entraîne ses séides aux trousses d’un gang de trafiquants pédophiles. Les digues du port en tremblent encore !
● FINALISTE PRIX SNCF DU POLAR
En 1963, à Marseille une époque tire à sa fin. À Dallas, le président Kennedy meurt sous des balles inconnues. Quelque quarante ans plus tard, Clovis Narigou toujours plus enclin à se laisser nonchalamment vivre dans les collines de l’Estaque qu’à venger la veuve et l’orphelin, se voit, bien malgré lui, embarqué sur les traces des assassins de JFK. Et de la French Connection aux grèves brisées en 47 sur le port, Clovis va rouvrir un pan entier de l’Histoire de Marseille. Un passé peu glorieux et jalonné de morts violentes où se mêlent politique, hommes de l’ombre, mafia, CIA, complot, milliards de dollars, trafic de drogue et pouvoir. Un cocktail explosif qui des années après continue à malmener truand repenti, journaliste véreux et malfrat aux dents trop longues...
Après avoir défrayé la chronique il y a quelques années en se présentant aux législatives, Saucisse poursuit ici son irrésistible et vaillante ascension vers la fonction suprême... Tour à tour iconoclaste, provocateur ou philosophe de trottoir, Saucisse nous livre, à travers ses chroniques ébouriffantes parues dans la presse cette année, son point de vue sur un monde en décomposition. Condensé du “Che”, de Martin Luther King et de José Bové, Saucisse par l’entremise de son fidèle et dévoué maître Serge Scotto, nous assène ici ses derniers aphorismes sur le genre humain, parole de chien! Sarcastique, cinglant, visionnaire et citoyen, Saucisse nous donne là une leçon de courage et d’humilité dont nombre de « politichiens » en mal de programmes feraient bien de s’inspirer de toute urgence...
● NOMINÉ AU PRIX INTER CE 2008
● FINALISTE PRIX MARSEILLAIS DU POLAR
1943… 1993 À cinquante ans d’intervalle, deux trains quittent Marseille et font route vers le nord. 1993. Un train bleu, bouillonnant de cris, de rires et de chants, emmène un millier de supporters marseillais vers Munich où leur club sera sacré champion d’Europe. 1943. Un long train noir, pétrifié par la torpeur et l’angoisse, achemine plus de mille six cents habitants des vieux quartiers de Marseille au camp de Compiègne. Puis pour la plupart, ce sera ensuite Drancy et le camp d’extermination de Sobibor. 1943 Bert, Miche et Jo font partie du sinistre convoi et l’ombre du long train noir va les hanter toute leur vie. 1993 Bert, Miche et Jo sont à nouveau du voyage, mais le foot semble aujourd’hui assez loin de leurs préoccupations… Et ces trois P38 planqués dans le wagon font-ils vraiment partie de la panoplie du parfait supporter de l’OM? Que cherchent-ils ? Derrière le mystère de ces trois honorables papys, surgissent les ombres du passé et une terrible interrogation qui plane sur les raisons de la destruction des vieux quartiers en 1943. Nettoyage des bas-fonds autour du Vieux-Port ou juteuse opération immobilière, l’histoire officielle a parfois bon dos !
Oliveri est flic… Mais Oliveri n’est pas ce que l’on croit. Oliveri, Pied-Noir pur jus, grande gueule, alcoolique solitaire, fouineur invétéré, empêcheur de tourner en rond. Oliveri, tueur à ses heures perdues, Oliveri amoureux désespéré.
Oliveri qui se soigne au Johnnie Walker, Oliveri qui croque des gousses d’ail pour se donner du baume au coeur. Oliveri qui court comme un dératé après Laura qui elle non plus n’est pas ce que l’on croit, Oliveri à la « Maison du Fada » au centre d’un trafic d’armes, entre malfrats, police et armée de l’ombre. Oliveri qui tant bien que mal tente d’éviter les pruneaux qui sifflent à ses oreilles. Oliveri qui compte les macchabées qui jalonnent sa route, Oliveri qui ne respecte rien, et surtout pas sa hiérarchie, Oliveri qui n’y comprend plus rien mais qui comme un chien enragé ne lâche jamais son os. Le commissaire Oliveri, un sacré emmerdeur comme il en faudrait plus souvent !
« Lors du prochain Déluge, seuls les Enfants du Seigneur seront sauvés. Alors venez nous rejoindre, venez retrouver la Paix parmi nous ! » Le Déluge ? L’Arche de Noé ?
Clovis Narigou, ex-journaliste devenu berger dilettante, ne songe qu’à vivre peinard dans ses collines de l’Estaque, à l’écart du monde et de ses travers, seulement entouré de ses chèvres et de ses amis. Repas sous la tonnelle, rougets grillés, rosé bien frais et galline avenante.
Tel aurait dû être le programme de cette fin d’été, si l’ami Raf, flic de son état, n’était pas passé par là avec ces histoires abracadabrantes. Cette secte qui envahit Marseille et déstabilise la jeunesse, un gosse enlevé par on ne sait qui, un archéologue obligé d’escalader l’Ararat… Bref une histoire à dormir debout! « Clo, il faut que tu m’aides, avait soufflé le flicaillon»!
Et c’est reparti. Des ruines d’Aphrodisias aux musées d’Istanbul, de l’ancienne Arménie aux pentes de l’Ararat, Clovis se retrouve, sans bien comprendre pourquoi, aux prises avec une bande de cinglés aux ordres de puissants créationnistes venus d’outre-atlantique!
Mais alors l’Arche de Noé ? Le Déluge…?
Nick Chroma est détective privé à Marseille. une couverture taillée sur mesure pour cet exécuteur talentueux des services spéciaux.
Appelé par le général Soreau à éliminer La Blacière, un ancien barbouze, Nick a des états d'âme et rechigne à descendre un "Frère d'Armes".
Malgré les ordres, Nick enquête et aidé de son amie flic, la tonitruante Martine Le Goff, découvre que ses "frères d'armes" ne sont pas tous si "frères" que ça!
Et que certains d'entre eux, au coeur d'un secret d'Etat dont les racines plongent dans le passé et les arcanes du pouvoir, sont prêts à tout pour que le silence soit à jamais préservé!
"Dans l'honneur et l'indépendance", la devise des services a décidément du plomb dans l'aile!
De retour à Marseille après un long périple en Orient, Constantin dit Le Grec n’a qu’une idée en tête : farniente, girelle et bonne humeur... Mais Le Grec qui ne laisse jamais tomber un ami enragué se retrouve brutalement embarqué dans une sombre et machiavélique embrouille. Dans le milieu des années 70, le LSD qui commence à envahir la ville, aiguise l’appétit de quelques malfrats sans morale prêts à toutes les bassesses pour se remplir les poches.Constantin aidé de sa bande ne recule devant rien. Il va affronter rapteurs d’enfants, médecin véreux et tueur psychopathe dans une hallucinante course sanglante.
Quand Sarkis et Arak traversent l’Anatolie, fuyant le génocide, l’Europe ne soupçonne pas encore l’ampleur du drame qui se joue là. Quand quatre-vingts ans plus tard, le Vieux-Port se met à cramer comme une vulgaire pinède, Bubble et Calambo auraient dû se méfier davantage... Quand la mafia turque débarque à Marseille à la recherche du trésor de Topkapi, difficile d’imaginer que cette ancienne histoire va rouvrir les plaies sanglantes du peuple arménien. Quand Lévon, l’oncle d’Amérique, tente de renouer les liens du passé, bien malin qui peut deviner que la clé se trouve encore dans les faubourgs de la ville...
Roman transcrit en braille par CTEB / Toulouse / Infos sur cteb.fr
Évidemment, quand après une longue période niasqué dans l’alcool, Constantin dit « Le Grec », se met en tête d’aider sa jolie et frêle voisine, vous pouvez être sûrs que le début des embrouilles n’est pas loin ! La scoumoune je vous dis ! Bien sûr, ni l’un ni l’autre ne pouvait imaginer que ces dossiers étaient susceptibles de faire « sauter » la République… Ils ne se doutaient pas non plus que la moitié des services secrets serait à leur poursuite afin de récupérer ces papiers que le « Vieux » avait amassés depuis si longtemps…
Mai 68, la France est en effervescence. Elle rêve et c’est déjà ça ! À Sainte-Apostasie, les crânes de sept notables explosent sous des coups anonymes, ce qui, vous l’avouerez, ne facilite pas la réflexion ! À Marseille, Jackie et sa bande de l’Estaque découvrent les grèves, les manifs et la folle utopie qui va avec… En même temps, né sous X et obsédé par son passé, Jackie décide de rechercher la mère qu’il n’a jamais eue ! Quoiqu’il arrive, il veut savoir ! Pour retrouver ses racines, ses pas le mènent en Haute-Provence, dans un de ces villages perchés aux ruelles tortueuses peuplées d’ombres, de mystères et de non-dits. En fouillant son passé, Jackie est alors confronté à une période particulièrement trouble de la fin de la guerre, l’épuration, qui vit surgir de nulle part ces résistants de la vingt cinquième heure s’érigeant bien vite en justiciers !
L’Histoire est un éternel recommencement, l’horreur, la haine et la connerie aussi ! ...
Tel un Socrate à quatre pattes, Saucisse regarde le monde d’en bas et, un brin cabot, mais toujours grande gueule, observe ses contemporains, avec cette humeur et cette lucidité qui lui permettent d’exercer à loisir son beau métier de journaliste dans nombre de quotidiens de l’hexagone! Avec sa caméra embarquée à hauteur de museau, Saucisse voit et entend ce que personne ne soupçonne. Expert en dommages collatéraux, Saucisse nous livre ici, dans ce second tome (il y a tant à dire…) quelques-unes de ses réflexions qui n’en doutons pas, permettront un jour à nos descendants de mieux cerner l'humanité! Acerbes et cyniques, ses chroniques revisitant l’actualité nous permettent d’avoir l’œil (et la langue vive…) d’un philosophe du trottoir sur les travers de nos amis les Hommes.
De retour de New York, Constantin dit “Le Grec” prépare nonchalamment son expo photos, encore sous le charme d’une blonde torride. Il se retrouve alors, incidemment pris sous les feux croisés des nervis de l’Ordre du Temple et d’une bande de Chinois Shaolin venus récupérer coûte que coûte un incunable mystérieux qui cache bien son jeu...
Lorsque Bart et Riri découvrent le fameux chercheur Victor Barbinet à l’agonie dans un chiotte d’autoroute, ce qui n’aurait dû être qu’un vulgaire fait divers va devenir une fabuleuse course au trésor. Totor travaillait sur la plus célèbre énigme mathématique de tous les temps, restée sans réponse depuis plus de quatre siècles et systématiquement jalonnée de morts tragiques. À la clé, évidemment, un beau paquet de pognon pour celui qui percera le mystère. Et c’est là que démarre l’engambi qui, des calanques de Marseille aux palaces de Rabat en passant par les souks d’Ankara, va voir nos héros affronter les pires jobis dans une aventure rocambolesque qui va leur faire regretter d’avoir déserté leur terrasse de café préférée à l’Estaque.
En 1963, à Marseille une époque tire à sa fin. À Dallas, le président Kennedy meurt sous des balles inconnues. Quelque quarante ans plus tard, Clovis Narigou toujours plus enclin à se laisser nonchalamment vivre dans les collines de l’Estaque qu’à venger la veuve et l’orphelin, se voit, bien malgré lui, embarqué sur les traces des assassins de JFK. Et de la French Connection aux grèves brisées en 47 sur le port, Clovis va rouvrir un pan entier de l’Histoire de Marseille. Un passé peu glorieux et jalonné de morts violentes où se mêlent politique, hommes de l’ombre, mafia, CIA, complot, milliards de dollars, trafic de drogue et pouvoir. Un cocktail explosif qui des années après continue à malmener truand repenti, journaliste véreux et malfrat aux dents trop longues...
L’Histoire commence en 1723. Marseille est alors officiellement «guérie» de la peste. Le peintre Michel Serre entreprend de nous raconter une étrange rencontre, qui va bouleverser sa vie et son art!
Cette nuit-là, alors qu’il erre dans la ville basse pour nourrir son inspiration, le vieux peintre pousse la porte de la «Taverne des Gueules d’Anguilles», un lieu sordide et mal famé où se mêlent femmes légères, voyous et matelots en perdition.
Il y croise Jérôme Cardinal, un jeune marin d’origine génoise qui, prétextant tout savoir sur la grande peste, se propose pour assouvir sa vengeance de lui en dévoiler les mystères...
Tout d’abord incrédule, Serre va ployer devant cette verve insolente... Et du Grand Saint-Antoine aux Échelles du Levant, des armateurs aux notables, Cardinal dévoile et démontre alors soir après soir, l’incroyable conspiration qui va anéantir la ville au prix de quelques dizaines de milliers de morts pourrissant au soleil...
Tout avait si bien commencé... la plage dans cette chaude couleur orangée du soleil couchant, le sel sur la peau, les amis, les oursins, hummm les oursins... jusqu’à ce que ce vieux cargo rouillé frôle la côte.
Et là, c’est toute l’Afrique qui allait violemment en surgir. Le Rwanda, ses gris-gris, les machettes, les Hutus et les Tutsis... Le génocide. Une très sale Histoire.
Heureusement Constantin dit «Le Grec», est toujours là, sensible à la détresse humaine, surtout quand celle-ci prend l’apparence d’une jolie gazelle...
En 1940, Marseille est mise en coupe réglée par Sabiani et ses nervis à la solde des nazis.
De nombreux Français d’alors se retrouvent bientôt engagés volontaires dans la SS, soldats damnés et derniers défenseurs d’Hitler dans un Berlin d’apocalypse.
Pourtant c’est aussi à Marseille la rebelle qu’éclosent les premiers bourgeons de la Résistance.
Rodolphe, Anacleto, Calogero, Fernand et Milou voient alors leur groupe d’amis exploser. Les uns tiraillés par l’ordre et la haine, les autres préférant rejoindre la Résistance.
Mais quand 60 ans plus tard, un notaire madrilène contacte la Zize, poissonnière retraitée sur les hauteurs de l’Estaque, pour l’informer qu’elle hérite de son oncle Rodolphe qui vient de passer l’arme à gauche en terre ibérique... la consternation est grande... le tonton étant déjà mort en 1944 sous les balles ennemies...
Rodolphe aurait-il eu deux vies?
Et c’est encore Clovis Narigou qui va risquer la sienne, pour tenter de démêler les fils sanglants de l’Histoire...
«Pour une sauciété plus humaine, contre une vie de chien !»
C’est avec ce slogan que le candidat Saucisse rassembla 4% des suffrages exprimés lors des dernières élections municipales à Marseille.
Depuis, le politichien ne cesse de faire entendre sa «oua» citoyenne, faisant oeuvre de chroniqueur au sein de la rédaction du quotidien «Metro» où pendant un an il tiendra avec succès la tribune du vendredi en lieu et place de Christine Ockrent.
Ces chroniques, nous les retrouvons ici, traduites du chien par son maître, le romancier Serge Scotto.
Retrouver le corps d’un notaire enfoui dans une poubelle, et affublé d’un masque de plongée, n’est certes pas banal, même à l’Estaque !
Soupçonner Khrouchtchev de s’intéresser de trop près aux calanques de Marseille… Irréel et pourtant…
Apercevoir un beau matin cinq jeunes sur leur barcasse, en route pour une sacrée pêche au trésor… Difficile à croire…
Alors imaginer, trente ans plus tard, la vengeance qui va s’abattre sur le port pour traquer le dernier des chapacans…
Le nouveau président des Etats-Unis, John Newton vient d’annoncer la libération prochaine de tous les prisonniers détenus à Guantanamo...
Politique fiction? Pas si sûr! La CIA veille au grain... et toutes les antennes mondiales du contre espionnage vont se donner un mal de chien pour monter la plus grosse manipulation, le plus gros bluff de l’Histoire des Etats-Unis...
Guantanamo, Kaboul, Le Caire, Karachi, Samarkand, Rome ou Carqueiranne, le décor est planté... Ne reste plus qu’à ouvrir la porte des geôles... Puis organiser, manipuler, magouiller, tuer. Et surtout croire en l’axe du bien...
Mais à trop tirer les ficelles...
Une fois encore Clovis Narigou aurait mieux fait de s’occuper de ses chèvres dans les collines de Marseille... plutôt que de soulever le couvercle de cette satanée caisse...
Il ne savait pas grand chose de Marseille aux temps des colonies... ni des fortunes amassées sur le port, ni des familles qui régnaient alors sur la ville.
Il ignorait à peu près tout des Polynésiens trompés par les promesses politiques et décimés par les essais nucléaires français dans les années 60...
Quant à comprendre cette histoire de momie dans laquelle Bébert de la Belle de Mai, futur roi des îles, allait jouer le premier rôle...
Mais pour un ami, un vrai, ça valait le coup d’essayer! D’autant plus que, quand la lune est pleine, tous les fadas sont dans la plaine...
Le 25 novembre 1956, Ernesto Guevara dit «le Che» prépare ses hommes au grand soir de la Révolution.
En 1973, sexe, drogue et rock’n’roll. Constantin, alors jeune photographe de presse, débarque avec ses acolytes au festival de l’Île de Wight afin de flasher quelques stars déjantées. C’est l’époque qui veut ça!
Photos volées, photos perdues, c’est à Lille et presque dix ans plus tard qu’elles réapparaissent, provoquant une invraisemblable et sanglante embrouille, mêlant services secrets et hommes d’honneur sous le regard protecteur d’un fantôme mythique...
Des Ovnis peints sur des tableaux de la Renaissance italienne...? Des soucoupes volantes gravées sur des fresques égyptiennes...?
Quand Clovis Narigou, quadra désenchanté en rupture de ban, reconverti éleveur de chèvres dans les collines de Marseille, se retrouve insidieusement embarqué dans cette histoire, il est loin d’imaginer que les «Martiens» sont peut-être la clé de cette épidémie de macchabées qui jalonnent sa route.
Du lycée Thiers, aux fouilles d’Abydos en Egypte, de Venise au World Trade Center, du Caire à l’île de Batz, Clovis, délaisse le «Beau Bar» et ses philosophes de comptoir, pour se lancer aveuglément à la poursuite de... mais de qui au fait?
Rien n’est jamais simple à Marseille. Et surtout pas quand Constantin dit “Le Grec”, de retour d’un reportage tourmenté dans une Afrique en guerre, saute dans un taxi, en descendant de la Gare Saint Charles! On est à la fin des années 60... Et le Grec ne rêve alors que de calme, de soleil, de sel sur la peau et de désirs partagés avec une jolie girelle... Mais la putain de sa race maudite! Rien ne se passe jamais comme prévu... la rouquine qui tombe des nues, le taximan qui joue les gros bras, les sbires d’une mafia sans visage qui tuent, enlèvent et détruisent tout, même l’amour! Alors c’est là, con de Manon, que tout a basculé. Le Grec amoureux lève une armée de fidèles pour sauver sa belle et en profite discrètement, pour anéantir la vermine qui ruine la ville. Putain, Marseille tu me tues...
La découverte, un beau matin, d’une tête humaine, soigneusement déposée dans son frigo ne peut être que le prélude à de graves ennuis...Et quand les frères Asquaciati, à l’Estaque, Rome et New York, reçoivent ce sinistre message, ils sont loin d’imaginer les engatses qui vont fondre sur eux. La saga de la famille commence à Rome en 1945 quand Ubaldo, le père, fervent partisan du Ducce, s’emmêle dans un sordide trafic d’oeuvres d’art. Mais déterrer cinquante ans plus tard de si vieux souvenirs déchaîne une nuée d’étranges démons... Heureusement qu’entre deux tournées de “jaune”, les copains, RoRo, Luis, Mehdi et les autres, sont là pour leur prêter main forte. Mais cette bande de bras cassés arrivera-t-elle à briser le maléfice...? Gauguin et ses singes s’en retournent encore dans leurs tombes!
De retour de New York, Constantin dit “Le Grec” prépare nonchalamment son expo photos, encore sous le charme d’une blonde torride. Il se retrouve alors, incidemment pris sous les feux croisés des nervis de l’Ordre du Temple et d’une bande de Chinois Shaolin venus récupérer coûte que coûte un incunable mystérieux qui cache bien son jeu...
Quand Sarkis et Arak traversent l’Anatolie, fuyant le génocide, l’Europe ne soupçonne pas encore l’ampleur du drame qui se joue là.
Quand quatre-vingts ans plus tard, le Vieux-Port se met à cramer comme une vulgaire pinède, Bubble et Calambo auraient dû se méfier davantage...
Quand la mafia turque débarque à Marseille à la recherche du trésor de Topkapi, difficile d’imaginer que cette ancienne histoire va rouvrir les plaies sanglantes du peuple arménien.
Quand Lévon, l’oncle d’Amérique, tente de renouer les liens du passé, bien malin qui peut deviner que la clé se trouve encore dans les faubourgs de la ville...
Si le « Parigot » n’avait pas volé cette camionnette, Constantin n’aurait jamais fait cette répugnante découverte… Une horreur !
Mais… il n’aurait pas non plus rencontré la belle et mystérieuse Tatiana, qui se jette dans sa vie comme on se jette à l’eau.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Quel rapport entre ce vieux cargo qui rouille dans le port et ces cinglés qui martyrisent les minots ?
Égal à lui-même, le Grec entraîne ses séides aux trousses d’un gang de trafiquants pédophiles. Les digues du port en tremblent encore !
À Marseille en 1967, Gaston Defferre inaugure le tunnel sous le Vieux Port. Cette année-là, les Stones explosent la scène de l’Arsenal devant une meute de fans en délire. C’est aussi à cette époque que la dope commence à ravager la ville. Constantin, lui, vient juste d’avoir 17 ans... Lycée, poker entre amis, girelles enamourées, virées en boîte et bains de mer réparateurs. La vie, quoi!
Sauf qu’à fourrer son nez partout, à vouloir sauver la veuve et l’orphelin, le Grec va se retrouver face à une bande de nervis qui veulent lui faire passer le goût de la photo...
Retrouver le corps d’un notaire enfoui dans une poubelle, et affublé d’un masque de plongée, n’est certes pas banal, même à l’Estaque !
Soupçonner Khrouchtchev de s’intéresser de trop près aux calanques de Marseille… Irréel et pourtant…
Apercevoir un beau matin cinq jeunes sur leur barcasse, en route pour une sacrée pêche au trésor… Difficile à croire…
Alors imaginer, trente ans plus tard, la vengeance qui va s’abattre sur le port pour traquer le dernier des chapacans…
De retour à Marseille après un long périple en Orient, Constantin dit Le Grec n’a qu’une idée en tête : farniente, girelle et bonne humeur...
Mais Le Grec qui ne laisse jamais tomber un ami enragué se retrouve brutalement embarqué dans une sombre et machiavélique embrouille.
Dans le milieu des années 70, le LSD qui commence à envahir la ville, aiguise l’appétit de quelques malfrats sans morale prêts à toutes les bassesses pour se remplir les poches.
Constantin aidé de sa bande ne recule devant rien. Il va affronter rapteurs d’enfants, médecin véreux et tueur psychopathe dans une hallucinante course sanglante.
Lorsque Bart et Riri découvrent le fameux chercheur Victor Barbinet à l’agonie dans un chiotte d’autoroute, ce qui n’aurait dû être qu’un vulgaire fait divers va devenir une fabuleuse course au trésor.
Totor travaillait sur la plus célèbre énigme mathématique de tous les temps, restée sans réponse depuis plus de quatre siècles et systématiquement jalonnée de morts tragiques.
À la clé, évidemment, un beau paquet de pognon pour celui qui percera le mystère.
Et c’est là que démarre l’engambi qui, des calanques de Marseille au palace de Rabat en passant par les souks d’Ankara, va voir nos héros affronter les pires jobis dans une aventure rocambolesque qui va leur faire regretter d’avoir déserté leur terrasse de café préféré à l’Estaque.
Putain, la vie était trop belle !
La mer, le soleil, le farniente...
Mais Constantin, dit le Grec, n’a jamais eu de bol avec les girelles.
Et là, il en suffira d’une pour semer une engatse comac chez les notables marseillais !
Que s’est-il donc passé en 43 dans les vieux quartiers de Marseille ?
Qui a intérêt aujourd’hui à déterrer ces vieilles haines ?
Face à une bande de cacous qui veulent lui faire passer le goût de la sardine, Constantin va plonger tête baissée
dans une embrouille plutôt glauque, surgie du néant.
A Marseille, ville d’ombre et de lumière, la tragédie n’est jamais très très loin...
Naples, Istanbul, Kaboul, Bamyan... Constantin en avait si souvent rêvé...
Fuyant Marseille qui l’étouffe, il s’embarque début 73 vers l’Orient à bord du ferry qui rallie Istanbul.
Sur le bateau, Wola, une jolie blonde énigmatique, lui crame immédiatement le coeur et l’entraîne de Grèce en Afghanistan dans le sillage des révolutions qui font alors trembler la région.
La route sera longue et homérique. Mais Constantin ne manque ni de ressources ni d’imagination pour se sortir des traquenards et affronter aux côtés des moudjahiddins, les barbouzes, la CIA et les pilleurs de tout poil.
Comme dans un macabre jeu de piste, des cadavres congelés parsèment la région du Grand Sud tels les croix d’un infernal calvaire. Un obscur sous-sous-sous-sous-ministre de la Culture semble être la cible d’un sérial killer déjanté amoureux des langues.
Junior, jeune surdoué perspicace, entraîne son père, journaliste freelance et témoin du pire, sur les traces d’une conspiration d’un autre âge... Taupe, service secret, fantoche manipulé, gourou occitaniste et activiste à la retrai te, tous semblent jouer un rôle primordial dans cette mascarade occitane... Mais qui tire les ficelles de cette conjuration identitaire...?
Harpo, ermite hagard et sans boussole, s’est réfugié sous cette voûte suintante, sans doute l’ancien tunnel d’un train.
Harpo n’a besoin de rien et ne cherche rien. Harpo fuit son passé et contourne son avenir. Il se débarrasse de ses souvenirs et avec eux des remords qui hantent le cœur des hommes.
Barman, son double à la surface de la Terre, est celui qui trace la voie. Au hasard d’un jeu télévisé, «Un Toit pour Cent Mois», il impose à Harpo son destin.
Harpo doit partir et marcher, de ville en ville, de motel en motel. Il ne sait pas où mais il doit y aller, accepter son errance et respecter les Règles du Jeu. Un long parcours initiatique l’attend...
Car ici-bas, la vie est parfois plus effroyable que la mort.
Rien n’est jamais simple à Marseille. Et surtout pas quand Constantin dit “Le Grec”, de retour d’un reportage tourmenté dans une Afrique en guerre, saute dans un taxi, en descendant de la Gare Saint Charles! On est à la fin des années 60... Et le Grec ne rêve alors que de calme, de soleil, de sel sur la peau et de désirs partagés avec une jolie girelle... Mais la putain de sa race maudite! Rien ne se passe jamais comme prévu... la rouquine qui tombe des nues, le taximan qui joue les gros bras, les sbires d’une mafia sans visage qui tuent, enlèvent et détruisent tout, même l’amour! Alors c’est là, con de Manon, que tout a basculé. Le Grec amoureux lève une armée de fidèles pour sauver sa belle et en profite discrètement, pour anéantir la vermine qui ruine la ville. Putain, Marseille tu me tues...
La découverte, un beau matin, d’une tête humaine, soigneusement déposée dans son frigo ne peut être que le prélude à de graves ennuis...
Et quand les frères Asquaciati, à l’Estaque, Rome et New York, reçoivent ce sinistre message, ils sont loin d’imaginer les engatses qui vont fondre sur eux.
La saga de la famille commence à Rome en 1945 quand Ubaldo, le père, fervent partisan du Ducce, s’emmêle dans un sordide trafic d’oeuvres d’art. Mais déterrer cinquante ans plus tard de si vieux souvenirs déchaîne une nuée d’étranges démons sortis d’on ne sait où... Heureusement qu’entre deux tournées de “jaune”, les copains, RoRo, Luis, Mehdi et les autres, sont là pour leur prêter main forte. Mais cette bande de bras cassés arrivera t-elle à briser le maléfice...? Gauguin et ses singes s’en retourne encore dans leur tombe! Et comprenne qui pourra!
À Marseille en 1967, Gaston Defferre inaugure le tunnel sous le Vieux Port. Cette année-là, les Stones explosent la scène de l’Arsenal devant une meute de fans en délire. C’est aussi à cette époque que la dope commence à ravager la ville. Constantin, lui, vient juste d’avoir 17 ans... Lycée, poker entre amis, girelles enamourées, virées en boîte et bains de mer réparateurs. La vie, quoi!
Sauf qu’à fourrer son nez partout, à vouloir sauver la veuve et l’orphelin, le Grec va se retrouver face à une bande de nervis qui veulent lui faire passer le goût de la photo...
GRAND PRIX LITTÉRAIRE DE PROVENCE - GRAND PRIX DE LITTÉRATURE POLICIÈRE D'AUBUSSON
À Marseille, il paraît que pour faire une bonne bouillabaisse, il suffit de lever une girelle frétillante, d’ajouter un vieux pêcheur corse, son pointu, le soleil et quelques belles calanques. À mi-cuisson, jetez dans le bouillon un flic psychopathe, un Noir Marron véreux, une introuvable mine d’or et deux, trois meurtres sanglants!
Et moi, Constantin dit le Grec, j’étais loin d’imaginer l’engambi monstre que ça allait donner, même la Bonne Mère n’avait jamais vu ça!
AVERTISSEMENT
Ce roman est constitué d’énigmes qui se dénouent au fil des pages. Il est donc impératif de ne pas le feuilleter (le conseil ne s’adresse évidemment pas à nos lecteurs masochistes). Si, après l’avoir lu, vous le prêtez à des amis, pas un mot ; ou alors, cessez de prétendre qu’ils sont vos amis. Si vous commencez par la fin, évitez de vous en vanter et de m’adresser la parole dorénavant.
Tout ce qui n’est pas inventé dans cette histoire d’émotions, de rigolade, de culture, de violence, d’incendies, de poursuites, d’explosions, de passion, de sexe et de boisson gazeuse a réellement existé ou existe encore (en particulier, Toulouse). Par prudence cependant, le portrait de quelques policiers est volontiers flatteur (mais mensonger).
Précisons enfin que, contrairement à ce que pourrait laisser penser la tonalité générale de cet ouvrage, les Américains constituent un Grand Peuple AMI, et ne disons rien de tous ces néons de Las Vegas, que c’est beau ! Mon Dieu que c’est beau !
M.V.
“Ce n'est qu'en apercevant le premier éclair que je saisis mon erreur. Je sens une brûlure me traverser le ventre et s'enfuir par mes reins. Putain, je suis à genoux. Je me rattrape aux marches de l'escalier comme si je voulais m'asseoir. La différence c'est que j'essaie de me relever mais je n'y parviens pas. Je vois une rigole rouge qui dévale le trottoir et disparaît dans le caniveau. Je redresse la tête juste à temps pour découvrir le deuxième éclair qui me traverse l'œil gauche. Après c'est l'obscurité complète”.
Constantin, dit Le Grec, met les voiles!
Au programme de cette ballade initiatique, traversée de l’Atlantique en compagnie d’une girelle tanquée comme là-bas, sieste sous les tropiques ad libitum, escale chez les aimables Indiens Galibis et ti punch à volonté...
Tout vire au cauchemar pendant le carnaval de Cayenne, meurtres rituels, poursuite dans la mangrove, touloulous menaçants et pour finir, espions russes en mission sur le Vieux Port!
Le Grec nous entraÎne alors en un crescendo haletant, dans ce Marseille qu’il aime tant, jusqu’à l’impensable profanation, le sacrilège suprême...
Dans cette engatse, fatche de con, ils m’ont tous pris pour un fada, un vrai jobi…
Faut dire que tout était réuni, pour un Noël de galère…! Ma girelle violoncelliste partie au bout du monde… le boulot qui n’était plus, qu’un souvenir… et le vent… un vent à décorner les taureaux… même que… quand le Mistral souffle comme ça, à Marseille, tout le monde s’attend au pire… !
Et là, question embrouilles, j’allais être servi: nervis municipaux, intimidation, magouilles immobilières, racket, flingueurs tout droit sortis d’un film de série B, illuminés adorateurs de satan, coups fourrés, fions et bugnes…
Bref le pastisson qui me tombait sur la tête était de nature à faire regretter à n’importe quel Grec d’être né à Marseille.
Putain, la vie était trop belle ! La mer, le soleil, le farniente… Mais Constantin, dit le Grec, n’a jamais eu de bol avec les girelles. Et là, il en suffira d’une pour semer une engatse comac chez les notables marseillais !
Que s’est-il donc passé en 43 dans les vieux quartiers de Marseille ? Qui a intérêt aujourd’hui à déterrer ces vieilles haines ?
Face à une bande de cacous qui veulent lui faire passer le goût de la sardine, Constantin va plonger tête baissée dans une embrouille plutôt glauque, surgie du néant. À Marseille, ville d’ombre et de lumière, la tragédie n’est jamais très très loin…
● GRAND PRIX LITTÉRAIRE DE PROVENCE
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À Marseille, il paraît que pour faire une bonne bouillabaisse, il suffit de lever une girelle frétillante, d’ajouter un vieux pêcheur corse, son pointu, le soleil et quelques belles calanques. À mi-cuisson, jetez dans le bouillon un flic psychopathe, un Noir Marron véreux, une introuvable mine d’or et deux, trois meurtres sanglants!
Et moi, Constantin dit le Grec, j’étais loin d’imaginer l’engambi monstre que ça allait donner, même la Bonne Mère n’avait jamais vu ça!