Mai 68, la France est en effervescence. Elle rêve et c’est déjà ça ! À Sainte-Apostasie, les crânes de sept notables explosent sous des coups anonymes, ce qui, vous l’avouerez, ne facilite pas la réflexion ! À Marseille, Jackie et sa bande de l’Estaque découvrent les grèves, les manifs et la folle utopie qui va avec… En même temps, né sous X et obsédé par son passé, Jackie décide de rechercher la mère qu’il n’a jamais eue ! Quoiqu’il arrive, il veut savoir ! Pour retrouver ses racines, ses pas le mènent en Haute-Provence, dans un de ces villages perchés aux ruelles tortueuses peuplées d’ombres, de mystères et de non-dits. En fouillant son passé, Jackie est alors confronté à une période particulièrement trouble de la fin de la guerre, l’épuration, qui vit surgir de nulle part ces résistants de la vingt cinquième heure s’érigeant bien vite en justiciers !
L’Histoire est un éternel recommencement, l’horreur, la haine et la connerie aussi ! ...
Dans ce 9ème roman, les nostalgiques des barricades respireront à nouveau la douce odeur des lacrymo qui les a tant fait pleurer... Mais les afficionados de Maurice GOUIRAN, savent pertinemment que dans tous ses bouquins, l’arbre cache souvent la forêt... Alors ici, après 68, et ses (presque) joyeuses cavalcades échevelées, Maurice aborde de front, froidement et avec rudesse, une sale époque de la guerre qui ne fait que rarement la une des magazines... L’épuration! Cette épouvantable période qui vit de nombreux résistants de la vingt-cinquième heure s’ériger bien trop vite en moralisateurs et justiciers. Des ordures... qui en ont profité pour apurer à bon compte leur passé trouble et se remplir les poches! Et, parce qu’un malheur n’arrive jamais seul, son héros se débat ici dans les affres de l’accouchement sous X, qui quelque soit l’époque, reste toujours un coup de poignard! Bref ne vous fiez pas à sa gueule d’ange. Derrière ses personnages hauts en couleurs, sa gouaille et sa faconde, Maurice GOUIRAN cache bien son jeu. Puisqu’il trouve dans chacun de ses romans le moyen de nous coller un sacré coup à l’estomac!PR