En atterrissant par mégarde sur le balcon du Juge Galtier, Ange va ce soir-là, tel l’effet papillon, déclencher un beau pataquès… Quand l’argent circule à flot, des Émirats aux faubourgs de Marseille, Naples ou Barcelone le chemin le plus court de la fraude et de l’immobilier réunis, passe souvent par quelques paradis bancaires aux accents tropicaux… Alors quand le juge, un magistrat « à l’ancienne » — comme on dit un voyou « à l’ancienne » avec respect et code d’honneur intégré —, loyal, fouineur et opiniâtre, mais un tantinet frondeur, soulève un peu trop la poussière qui recouvre « certains » dossiers, le Très Haut multiplie les mises en garde, tant la politique a parfois des raisons que la raison ignore ! Mais de temps à autre il suffit d’un juge éclairé pour jouer le rôle de l’empêcheur de tourner en rond… Et il n’en faut parfois pas davantage pour gripper la machine et ébranler l’édifice ! Mais jusqu’à quand ?
1943… 1993 À cinquante ans d’intervalle, deux trains quittent Marseille et font route vers le nord. 1993. Un train bleu, bouillonnant de cris, de rires et de chants, emmène un millier de supporters marseillais vers Munich où leur club sera sacré champion d’Europe. 1943. Un long train noir, pétrifié par la torpeur et l’angoisse, achemine plus de mille six cents habitants des vieux quartiers de Marseille au camp de Compiègne. Puis pour la plupart, ce sera ensuite Drancy et le camp d’extermination de Sobibor. 1943 Bert, Miche et Jo font partie du sinistre convoi et l’ombre du long train noir va les hanter toute leur vie. 1993 Bert, Miche et Jo sont à nouveau du voyage, mais le foot semble aujourd’hui assez loin de leurs préoccupations… Et ces trois P38 planqués dans le wagon font-ils vraiment partie de la panoplie du parfait supporter de l’OM? Que cherchent-ils ? Derrière le mystère de ces trois honorables papys, surgissent les ombres du passé et une terrible interrogation qui plane sur les raisons de la destruction des vieux quartiers en 1943. Nettoyage des bas-fonds autour du Vieux-Port ou juteuse opération immobilière, l’histoire officielle a parfois bon dos !
Traduit du chien par son maître. Il était temps que Saucisse revienne ! Face à la crise rampante qui détruit le moral des Français, allège leur compte en banque et leur fait parfois douter d’eux-mêmes… il était temps que s’élève une voix, une voix qui ose, une voix juste et sensée, une voix capable de dénoncer et de remettre les « choses » en place. Avec lucidité, sagesse et sérénité… ! Parti de rien ou presque, rescapé des combats de chiens, candidat valeureux aux élections, journaliste et récente mascotte iconoclaste de Secret Story l’émission de télé réalité, c’est Saucisse qui s’y colle, traduit ici du chien par son maître, le romancier Serge Scotto. Tour à tour féroce et dubitative, sarcastique ou cinglante, mais toujours érudite, la parole de Saucisse est omnisciente. À travers ses chroniques et face à ce monde en totale désintégration, face à ces humains à la dérive, Saucisse semble éclairer notre chemin… sans haine ni violence… ! Et c’est à Diogène que l’on pense ici, quand parcourant la ville avec sa lanterne, il répète sans cesse à qui veut l’entendre « Je cherche un homme… » Saucisse, un modèle pour nos dirigeants, un modèle pour nos enfants… un modèle pour l’humanité… !
Au départ c’est simple, il y a Run, le célèbre dessinateur de BD, vivant comme un ermite dans sa bastide des Corbières. L’assassiné c’est donc lui ! Puis entre en scène Thomas, une sorte de « racaille des champs » à la mauvaise réputation, l’assassin peut-être… Arrive ensuite Shéhérazade que toute cette histoire plonge dans la détresse et laisse sur la paille… Quant à Hubert, l’avide frérot, il a bien l’intention de récupérer l’héritage… C’est là qu’intervient Lily Verdine, la frangine cachée de Nestor Burma, plus rebelle que jamais, fermement décidée à boucler cette enquête au nez des flics, histoire de remettre les compteurs à zéro et ses finances à flots… D’autant que secondée par un ex-guérillero dégoté au cœur de la cordillère des Andes et par Phil, le trosko-anar toujours décidé à stopper le libéralisme sauvage à coup de Kalachnikov les choses devraient bien se passer… non ?
« Le cortège des berlines blindées serpentait dans la nuit et le brouillard. À travers les roseaux muets, suintaient les lumières des phares. Faisceaux jaunes mordant l’obscure vapeur des enfers… Et Dieu lui-même semblait avoir déserté… » Alger, les années 2000. Un jeune homme disparaît. Pour régler une dette, Djo, commissaire à la retraite – entêté, solitaire et amoureux – reprend du service et réactive ses réseaux. L'enquête devient une inquiétante course contre la mort, les fantômes d'une époque que tous croyaient révolue ressurgissent. Les capitales étrangères paniquent, les systèmes de sécurité s’effondrent. Dans une Algérie où la frontière entre la raison et la folie s’estompe jusqu’au vertige, Alger sombre dans le chaos.
« C’est uniquement lorsque j’ai pressé la détente, quand la double détonation a claqué et a déchiré la sérénité de la nuit, que je me suis senti devenir un homme, un vrai. J’attendais ce moment depuis des années, depuis une éternité, et cette déflagration assourdissante dans le silence poisseux a été, pour moi, comme une nouvelle naissance ! »
Chez les Ranzotti, il y a l’argent qui coule à flot, les voitures de luxe, la drogue et les flingues mais aussi l’honneur, la fierté, la vendetta, tous ces trucs qu’on croirait tout droit sortis d’un film américain. Aussi quand le Calabrais décide de venger sa fille Maria – morte d’une overdose – et de faire le ménage parmi les dealers locaux, personne ne semble s’en émouvoir… Dans la Famille, pour préserver l’avenir, on nettoie le passé, c’est la règle ! Mais il y a cette bavure, cette tragique méprise, cet horrible grain de sable. Et c’est alors qu’il ressuscite… l’homme aux yeux d’acier, celui qui a dormi dans le lit du diable, celui qu’on appelle le Maudit…
Imaginons une grande métropole du sud de la France baignée d’ombres et de lumières… Imaginons trois familles de malfrats qui se partagent la ville… Imaginons que l’une d’entre elles souhaite faire élire « son » maire… Imaginons une guerre des gangs… sanglante et expéditive ! Imaginons une « loge » de flics, de préfets, de notables qui, eux aussi, ont plein de projets pour leur ville… Imaginons la mafia, la vraie, qui discrètement mais fermement place ses billes et ses hommes… Imaginons « l’Avocat », ni baveux, ni bavard, mais « machiavel » qui tisse sa toile, secondé par un Ange, un des derniers dinosaures… Imaginons enfin que rien ne se passe comme prévu… Imaginons !
● Prix du Roman Gabonais 2010
● Nominé au Prix Continental 2010
À Libreville, Chicano sort de prison, après avoir purgé quatre ans pour un braquage qui a mal tourné ! Adieu la bande de paumés, finies les embrouilles, il veut devenir quelqu’un, un honnête homme si possible… Reconquérir Mira, trouver un boulot, monter un petit commerce et gagner sa galette à la sueur de son front, voilà son rêve ! Mais comment faire quand on a ni sou, ni métier, ni diplôme dans un pays où la corruption est la règle d’or à tous les carrefours ? Car ici plus qu’ailleurs, si la barbe et le grelot ne font pas une chèvre… la vie est souvent un sale boulot !
En provenance du Maroc:
● Nominé au Prix Michel Lebrun Lycéen 2010
● Nominé au Prix du Meilleur Polar Francophone 2010
Quand Jeanne, jeune fashion victim de banlieue, décroche un job d’assistante sur un tournage publicitaire et s’envole vers le désert du Thalifet, elle n’imagine pas une seconde que ce voyage va bouleverser sa vie ! Plus habituée aux cosmétiques qu’au dressage des chameaux, Jeanne se retrouve vite prise en otage entre une bande de rebelles qui veulent ébranler l’équilibre du monde, les Services, qui eux préfèrent ne pas faire de vagues et l’énigmatique Prince du Désert, qui pour défendre son royaume pactise avec le diable… Alors, les fuites éperdues dans cet océan de dunes, les terroristes, les enjeux politiques et la Une de tous les magazines People, même en rêve, la Rose des Sables n’aurait pu l’inventer ! Et pourtant…
● Finaliste du Prix Polar SNCF
● Nominé Prix Polar 2010
● Nominé Prix Michel Lebrun 2010
● Nominé pour le Prix Sang pour Sang Polar
● Nominé Prix des Lecteurs du Festival du Polar de Villeneuve Lez Avignon
● Sélection Prix Premier Polar 2010 de la Ville de Lens
C’est l’été, il fait chaud, les touristes sont arrivés et au commissariat de Perpignan, Sebag et Molina, flics désabusés rongés par la routine, gèrent les affaires courantes sans grand enthousiasme. Mais bientôt une jeune Hollandaise est sauvagement assassinée sur une plage d’Argelès et une autre disparaît sans laisser de traces dans les ruelles de la ville. Sérial killer ou pas, la presse se déchaîne aussitôt ! Placé bien malgré lui au centre d’un jeu diabolique, Sebag, à la merci d’un psychopathe, va mettre de côté soucis, problèmes de cœur et questions existentielles, pour sauver ce qui peut l’être encore ! « Elle attend sans joie, patiente et succombe. La maison de pierre deviendra sa tombe. Qui fait quoi, qui attrape qui ? Qui est le chat, qui est la souris ? »
Constantin, dit Le Grec, met les voiles ! Au programme de cette balade initiatique, traversée de l’Atlantique en compagnie d’une girelle tanquée comme là-bas, sieste sous les tropiques ad libitum, escale chez les aimables Indiens Galibis et ti punch à volonté... Tout vire au cauchemar pendant le carnaval de Cayenne, meurtres rituels, poursuite dans la mangrove, touloulous menaçants et pour finir, espions russes en mission sur le Vieux Port ! Le Grec nous entraîne alors, en un crescendo haletant, dans ce Marseille qu’il aime tant, jusqu’à l’impensable profanation, le sacrilège suprême...
● Prix du Zinc
Rannou dit le Breton, lieutenant un brin taciturne, et Théo alias « Mach-Sept », slameur invétéré en rupture d’embrouilles, stagiaire à l’Évêché de Marseille, forment un tandem atypique à la poursuite d’un sérial killer, « le tueur aux liasses ». Mais ce jour-là, la routine se dérègle salement lorsque le maire de la ville, Raymonde Charles, est sauvagement assassinée par des tueurs à moto… La DST, les RG, la mafia et les flics de tout bord se jettent sur l’affaire comme la vérole sur le bas clergé. Tout le monde est sur le pont et curieusement, même le ministre de l’Intérieur Ange Pascali s’y colle. Tous suivent l’enquête de près, d’un peu trop près peut-être… Comme dirait Théo, «Pas besoin d’avoir fait St Cyr sur Mer pour deviner que les ennuis, les vrais ennuis, les gros ennuis vont débarquer sans prévenir»
● Nominé Prix Virgule 2010
● Nominé Prix Polar 2009
Ce matin-là, ça devait être un paisible départ en vacances, avec femme et enfants, vers le soleil de la Grèce. Mais quand le Juge ouvre le dossier de ce gamin retrouvé noyé dans les calanques, il a la terrible intuition que cela ne va pas être simple. 40 ans plus tôt à Athènes, à l'aube du 21 avril 1967, Marina et Apostolos, jeunes étudiants révoltés, s'aiment fougueusement alors que les chars investissent la ville et la junte, le pouvoir ! L'engrenage des années a fait son œuvre, les bourreaux sont morts, les illusions perdues, mais pour le Juge le doute subsiste encore…
Quand Constantin, de retour d’un voyage initiatique en Amérique du Sud en compagnie d’une girelle énamourée, arrive chez lui, à Marseille, il n’a qu’une envie : sieste, farniente, petite bouffe et méditation. C’est sans compter sur la scoumougne qui va, sans prévenir faire sortir du bois, une bande de sans-papiers rwandais en perdition, une escouade de flics en maraude et bien pire, un couple de cinglés assoiffés de chair et de sang, véritables fantômes du Palais de Justice. Il faudra, à Constantin, mobiliser toutes ses forces et sa rage de vivre pour surfer à dix pieds sous terre sur ce lac plein de mystères !
Oliveri est flic… Mais Oliveri n’est pas ce que l’on croit. Oliveri, Pied-Noir pur jus, grande gueule, alcoolique solitaire, fouineur invétéré, empêcheur de tourner en rond. Oliveri, tueur à ses heures perdues, Oliveri amoureux désespéré. Oliveri qui se soigne au Johnnie Walker, Oliveri qui croque des gousses d’ail pour se donner du baume au cœur. Oliveri qui court comme un dératé après Laura qui elle non plus n’est pas ce que l’on croit, Oliveri à la « Maison du Fada » au centre d’un trafic d’armes, entre malfrats, police et armée de l’ombre. Oliveri qui tant bien que mal tente d’éviter les pruneaux qui sifflent à ses oreilles. Oliveri qui compte les macchabées qui jalonnent sa route, Oliveri qui ne respecte rien, et surtout pas sa hiérarchie, Oliveri qui n’y comprend plus rien mais qui comme un chien enragé ne lâche jamais son os. Le commissaire Oliveri, un sacré emmerdeur comme il en faudrait plus souvent!
Dans les veines de Skipper, marin déjanté reconverti veilleur de nuit, c’est l’Orénoque qui coule à flot sur un tempo tumultueux… Pour Arnaud Lebras, PDG ripoux en rupture de ban, les rêves prennent la forme d’un matelas de dollars. Marie-Lotte, elle, sa revanche serait de claquer sa fortune dans des palaces exotiques… Robert l’avorton, lui, se verrait bien calife à la place du calife. Quant à Betty, Pogna et les autres, seules la connerie et la rage animent ces allumés en perdition… Ainsi va le monde, absurde et tourmenté sauf que… Sauf que parfois, quand la furia s’en mêle, la vie prend alors des allures shakespeariennes !
● GRAND PRIX LITTÉRAIRE DE PROVENCE
● GRAND PRIX DE LITTÉRATURE POLICIÈRE D'AUBUSSON
À Marseille, il paraît que pour faire une bonne bouillabaisse, il suffit de lever une girelle frétillante, d’ajouter un vieux pêcheur corse, son pointu, le soleil et quelques belles calanques. À mi-cuisson, jetez dans le bouillon un flic psychopathe, un Noir Marron véreux, une introuvable mine d’or et deux, trois meurtres sanglants!
Et moi, Constantin dit le Grec, j’étais loin d’imaginer l’engambi monstre que ça allait donner, même la Bonne Mère n’avait jamais vu ça!