Quand le député-maire du secteur, chantre de la famille, de la morale et des traditions est retrouvé, une balle dans le buffet en compagnie d’un anarchiste grec à la cervelle explosée, le scandale fait désordre et provoque au Beau Bar des commérages désobligeants. Quand, pour les beaux yeux d’Élodie, Clovis Narigou, part en croisade et mène l’enquête dans les milieux échangistes, l’affaire prend une tournure iconoclaste ! Mais Clovis, égal à lui-même, s’investit à fond dans sa mission, quitte à payer de sa personne. D’autant que Priape, le dieu grec, semble être la clé de cette curieuse aventure. Mais de là à imaginer qu’un futur ministre et ex-tortionnaire de la dictature des colonels puisse être mêlé à cet étrange imbroglio, il n’y a qu’un pas que Clovis, d’Olympie à Marseille, n’hésite pas à franchir!
Quand le commissaire Lopez décide de balancer à la presse ce qu’il a découvert des magouilles politiques locales, il n’imagine pas encore le séisme qu’il va provoquer. Ses compagnons d’infortune, Manu, Nène et les autres, ne savent pas non plus que la poisse est au bout du chemin. Le président, le préfet et le ministre, eux, ne pensent qu’à une chose, ne pas faire de vagues et éviter les rumeurs. Dans les « services spéciaux » la devise est définitive : il faut éliminer… et vite ! Mais dans la vie, la vraie, Lopez et ses amis croient toujours que la victoire est possible…
Imaginons une grande métropole du sud de la France baignée d’ombres et de lumières… Imaginons trois familles de malfrats qui se partagent la ville… Imaginons que l’une d’entre elles souhaite faire élire «son» maire… Imaginons une guerre des gangs… sanglante et expéditive ! Imaginons une «loge» de flics, de préfets, de notables qui, eux aussi, ont plein de projets pour leur ville… Imaginons la mafia, la vraie, qui discrètement mais fermement place ses billes et ses hommes… Imaginons «l’Avocat», ni baveux, ni bavard, mais «machiavel» qui tisse sa toile, secondé par un Ange, un des derniers dinosaures… Imaginons enfin que rien ne se passe comme prévu… Imaginons !
Dans les veines de Skipper, marin déjanté reconverti veilleur de nuit, c’est l’Orénoque qui coule à flot sur un tempo tumultueux… Pour Arnaud Lebras, PDG ripoux en rupture de ban, les rêves prennent la forme d’un matelas de dollars. Marie-Lotte, elle, sa revanche serait de claquer sa fortune dans des palaces exotiques… Robert l’avorton, lui, se verrait bien calife à la place du calife. Quant à Betty, Pogna et les autres, seules la connerie et la rage animent ces allumés en perdition… Ainsi va le monde, absurde et tourmenté sauf que… Sauf que parfois, quand la furia s’en mêle, la vie prend alors des allures shakespeariennes !
De retour de son exil dans les îles grecques, Constantin dit le Grec retrouve Marseille avec l’envie de bouléguer sa vie ! Pêcheur il sera ! Mais attirant les embrouilles comme dégun, Constantin se retrouve au centre d’une incroyable engatse qui, de l’Estaque à l’Amérique du Sud, en passant par les camps de concentration, va réveiller de vieux démons. Fidèle à lui-même et avec l’aide de l’ami Féfé, c’est au lance-flammes que l’affaire se réglera... parce qu’ici, il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas !
● NOMINÉ AU PRIX INTRAMUROS 2008
Quand Laura, un amour de jeunesse devenu SDF, est venue lui parler de cette « peste des pauvres » qui semblait s’attaquer aux quartiers Nord de la ville, Clovis Narigou n’a pas immédiatement réagi. Les pauvres ? Y’en a partout, on ne les regarde même plus ! Mais quand, quelques jours plus tard, les politicards de tout bord montent au créneau pour démentir cette alarmante rumeur, Clovis se dit qu’il est peut-être temps d’enquêter ! Les pauvres et les sans-abri tombent en effet comme des mouches, décimés par une épidémie foudroyante… Le maire Bellérophon Espingole a beau s’égosiller pour minimiser cette étrange affaire, toute la ville est en ébullition… Quarantaine déclarée, routes fermées, état d’alerte sanitaire maximum… Marseille coupée du monde ! La tension est à son comble, le peuple gronde, les politiciens se déchaînent, les pauvres trinquent. Mais à qui profite donc le crime ?
Rannou dit le Breton, lieutenant un brin taciturne, et Théo alias « Mach-Sept », slameur invétéré en rupture d’embrouilles, stagiaire à l’Évêché de Marseille, forment un tandem atypique à la poursuite d’un sérial killer, « le tueur aux liasses ». Mais ce jour-là, la routine se dérègle salement lorsque le maire de la ville, Raymonde Charles, est sauvagement assassinée par des tueurs à moto… La DST, les RG, la mafia et les flics de tout bord se jettent sur l’affaire comme la vérole sur le bas clergé. Tout le monde est sur le pont et curieusement, même le ministre de l’Intérieur Ange Pascali s’y colle. Tous suivent l’enquête de près, d’un peu trop près peut-être… Comme dirait Théo, « Pas besoin d’avoir fait St Cyr sur Mer pour deviner que les ennuis, les vrais ennuis, les gros ennuis vont débarquer sans prévenir ».
● NOMINÉ AU PRIX SANG D'ENCRE
Sète, ses quais, ses ruelles et ses bistrots où l’on picole beaucoup en refaisant le monde. Pour Marcel et Fernand, deux piliers de comptoir, c’est clair. Il y a des jours « avec » et des années « sans ». Et cette année, c’est plutôt « sans ». Pour Rachid et les Ratons, y’a d’abord ce concert qui déraille, puis ce cadavre abandonné… Alors pour eux, l’avenir, c’est pas gagné ! Pour le « Président », un grain de sable dans les rouages, et c’est la machine feutrée du pouvoir qui se grippe en hoquetant. Quand les destins s’emmêlent, mieux vaut être riche et puissant… qu’empégué au fond du gouffre ! L’engrenage fatal est en marche, et même si les dieux de la Méditerranée y mettent leur grain de sel, le bonheur n’est pas forcément au bout du chemin…
Si le «Parigot» n’avait pas volé cette camionnette, Constantin n’aurait jamais fait cette répugnante découverte… Une horreur ! Mais… il n’aurait pas non plus rencontré la belle et mystérieuse Tatiana, qui se jette dans sa vie comme on se jette à l’eau. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Quel rapport entre ce vieux cargo qui rouille dans le port et ces cinglés qui martyrisent les minots ?
Égal à lui-même, le Grec entraîne ses séides aux trousses d’un gang de trafiquants pédophiles. Les digues du port en tremblent encore !
● FINALISTE PRIX SNCF DU POLAR
En 1963, à Marseille une époque tire à sa fin. À Dallas, le président Kennedy meurt sous des balles inconnues. Quelque quarante ans plus tard, Clovis Narigou toujours plus enclin à se laisser nonchalamment vivre dans les collines de l’Estaque qu’à venger la veuve et l’orphelin, se voit, bien malgré lui, embarqué sur les traces des assassins de JFK. Et de la French Connection aux grèves brisées en 47 sur le port, Clovis va rouvrir un pan entier de l’Histoire de Marseille. Un passé peu glorieux et jalonné de morts violentes où se mêlent politique, hommes de l’ombre, mafia, CIA, complot, milliards de dollars, trafic de drogue et pouvoir. Un cocktail explosif qui des années après continue à malmener truand repenti, journaliste véreux et malfrat aux dents trop longues...
● NOMINÉ AU PRIX INTER CE 2008
● FINALISTE PRIX MARSEILLAIS DU POLAR
1943… 1993 À cinquante ans d’intervalle, deux trains quittent Marseille et font route vers le nord. 1993. Un train bleu, bouillonnant de cris, de rires et de chants, emmène un millier de supporters marseillais vers Munich où leur club sera sacré champion d’Europe. 1943. Un long train noir, pétrifié par la torpeur et l’angoisse, achemine plus de mille six cents habitants des vieux quartiers de Marseille au camp de Compiègne. Puis pour la plupart, ce sera ensuite Drancy et le camp d’extermination de Sobibor. 1943 Bert, Miche et Jo font partie du sinistre convoi et l’ombre du long train noir va les hanter toute leur vie. 1993 Bert, Miche et Jo sont à nouveau du voyage, mais le foot semble aujourd’hui assez loin de leurs préoccupations… Et ces trois P38 planqués dans le wagon font-ils vraiment partie de la panoplie du parfait supporter de l’OM? Que cherchent-ils ? Derrière le mystère de ces trois honorables papys, surgissent les ombres du passé et une terrible interrogation qui plane sur les raisons de la destruction des vieux quartiers en 1943. Nettoyage des bas-fonds autour du Vieux-Port ou juteuse opération immobilière, l’histoire officielle a parfois bon dos !
Après avoir défrayé la chronique il y a quelques années en se présentant aux législatives, Saucisse poursuit ici son irrésistible et vaillante ascension vers la fonction suprême... Tour à tour iconoclaste, provocateur ou philosophe de trottoir, Saucisse nous livre, à travers ses chroniques ébouriffantes parues dans la presse cette année, son point de vue sur un monde en décomposition. Condensé du “Che”, de Martin Luther King et de José Bové, Saucisse par l’entremise de son fidèle et dévoué maître Serge Scotto, nous assène ici ses derniers aphorismes sur le genre humain, parole de chien! Sarcastique, cinglant, visionnaire et citoyen, Saucisse nous donne là une leçon de courage et d’humilité dont nombre de « politichiens » en mal de programmes feraient bien de s’inspirer de toute urgence...
Oliveri est flic… Mais Oliveri n’est pas ce que l’on croit. Oliveri, Pied-Noir pur jus, grande gueule, alcoolique solitaire, fouineur invétéré, empêcheur de tourner en rond. Oliveri, tueur à ses heures perdues, Oliveri amoureux désespéré.
Oliveri qui se soigne au Johnnie Walker, Oliveri qui croque des gousses d’ail pour se donner du baume au coeur. Oliveri qui court comme un dératé après Laura qui elle non plus n’est pas ce que l’on croit, Oliveri à la « Maison du Fada » au centre d’un trafic d’armes, entre malfrats, police et armée de l’ombre. Oliveri qui tant bien que mal tente d’éviter les pruneaux qui sifflent à ses oreilles. Oliveri qui compte les macchabées qui jalonnent sa route, Oliveri qui ne respecte rien, et surtout pas sa hiérarchie, Oliveri qui n’y comprend plus rien mais qui comme un chien enragé ne lâche jamais son os. Le commissaire Oliveri, un sacré emmerdeur comme il en faudrait plus souvent !
● GRAND PRIX LITTÉRAIRE DE PROVENCE
● GRAND PRIX DE LITTÉRATURE POLICIÈRE D'AUBUSSON
À Marseille, il paraît que pour faire une bonne bouillabaisse, il suffit de lever une girelle frétillante, d’ajouter un vieux pêcheur corse, son pointu, le soleil et quelques belles calanques. À mi-cuisson, jetez dans le bouillon un flic psychopathe, un Noir Marron véreux, une introuvable mine d’or et deux, trois meurtres sanglants!
Et moi, Constantin dit le Grec, j’étais loin d’imaginer l’engambi monstre que ça allait donner, même la Bonne Mère n’avait jamais vu ça!